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Midgets & Monkeys

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 22 novembre 2016
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Rusty Apollo
Blues/Roots
Big / Hans Broere Promotion

Formation amstellodamoise, Rusty Apollo compte un peu plus de deux ans d’existence. Son premier elpee, "Oh yeah !", est paru l’an dernier. Du line up initial, il reste le drummer et chanteur principal Mike Meijer (NDR : c’est également le leader) ainsi que les gratteurs Rogier van der Ploeg et Onno Voorhoeve. Le premier se consacre à la slide et le second à la baritone. Nouvelles recrues, Wiendelt Hooijer et le bassiste Moos Meijer complètent donc le band. A l’instar du premier opus, "Midgets & Monkeys" recèle peu de compos personnelles. Trois en tout. Pour sept reprises. Néanmoins, le blues primaire proposé est plutôt original. 

Curieusement, le nouvel LP s’ouvre par une plage dont le titre n’est autre que celui choisi pour le premier long playing. Soit le "Oh yeah !" de Bo Diddley. Ce qui donne cependant un bel aperçu du style pratiqué par le combo. En l’occurrence une expression sonore à la fois primitive et fouillée. La voix de Meijer est âpre, rugueuse. La batterie, bien à l’avant-plan. La section rythmique, intransigeante. L’harmonica et la slide d’Onno s’immiscent judicieusement dans l’ensemble. Le "300 pounds of heavenly joy" de Willie Dixon est une compo popularisée, en son temps, par Big Twist and The Mellow Fellows, mais également Howlin’ Wolf. La version est particulièrement dynamique et la voix aussi grave et bestiale que celle de Big Foot ; alors que les sonorités des deux grattes sont singulières. Issu de la plume de Rusty Appolo, "The Human cannonball" est une plage bien structurée. La rythmique est d’ailleurs hypnotique. Imprimé sur un mid tempo, ce blues primaire, proche du Delta, est hanté par un vocal ténébreux et criard. Et l’harmo de Hooijer y tressaille. Le "Pretty Thing" de Willie Dixon a été traduit en succès par le géant Bo Diddley. Le combo batave adopte le Diddley beat. La guitare baritone est chargée de reverb. Comme lors des débuts du blues, un fifre nerveux s’infiltre dans le décor. Les chœurs sont réussis et plutôt surprenants. "Can I put my finger in it ?" est une autre compo qui figurait au répertoire de Bo. La voix est aussi ravagée que celle de Tom Waits. La trame rythmique est hypnotique et fiévreuse. La guitare, déjantée.  La cover du célèbre "Let’s work together" de Wilbert Harrison baigne dans le country/blues. Onno Voorhoeve s’est installé derrière le micro. Soutenue par des arrangements ambitieux, sa voix est bien plus douce. La paire van der Ploeg/Meijer signe "She left me good", une piste qui véhicule les accents exotiques d’une rumba. Le chant est au bord de la rupture. Le climat est plutôt serein. Il est bercé par la douceur latine des cordes et traversé de percussions. La guitare en profite pour s’autoriser une brillante sortie, dans l’esprit de Carlos Santana. Un des meilleurs moments de cet opus. Le "Death letter blues" de Son House trempe tout naturellement dans le blues originel du delta. L’harmonica déverse des chapelets de notes. Les deux grattes s’intègrent bien dans l’ensemble. La voix de Meijer est agressive. "Way down in the hole" est un titre issu de la plume de Tom Waits. Il figurait sur son album "Franck’s wild years", paru en 1987. Il s’agit plus que probablement d’un des meilleurs blues du Californien. Les percussions sont syncopées. La voix est proche, grave et inquisitrice. Et le morceau se glisse dans le suivant, "Stick a fork in me", une jam transique bien personnelle. La voix baryton de Mike Meijer sert de fil conducteur. Acide, tourmentée, la gratte plonge au cœur d’un voyage volontiers psychédélique, même si en finale, des cordes synthétiques, samplant sans doute un mellotron, viennent étoffer la composition. 





 
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