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Oh yeah

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 13 juin 2015
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Rusty Apollo
Blues/Roots
Big / Hans Broere Promotion

Les Pays-Bas viennent d’enfanter un nouveau groupe. Un de plus, serions-nous tentés d’ajouter. Manifestement, le blues contemporain y est en pleine effervescence. Rusty Apollo nous vient d'Amsterdam. Un quintet fondé au printemps 2014. Il réunit Rogier Van der Ploeg (ex-Soviet Sex, Blue Murder, Astral Bodies) à la gratte, Onno Vorhoeve (ex-Cadillac Walk) à la slide, Kim Snelten (ex-Drippin Honey) à l’harmo, Mike Meijer (ex-Gigantjes) à la batterie et Michiel Van Leeuwen (ex-Gruppo Sportivo, Rudolph Dancer) à la basse. Ces trois derniers se partagent les vocaux. Un aréopage de musiciens issu d'univers différents qui ont décidé de s’associer sous la bannière du blues! Une union bien scellée ou simplement momentanée ? Difficile à dire, car l’elpee n’épingle que des reprises de titres, pour la plupart notoires dans l'univers du blues.

La cover du "I'm going down" de Don Nix ouvre l'opus. La voix de Mike Meijer est âpre. L’harmo de Snelten s’impose naturellement. Mais les deux sixcordistes tirent également leur épingle du jeu. Celle du "I'm going upstairs" de John Lee Hooker est plus enlevée, un boogie chanté par Michiel Van Leeuwen et lacéré par quelques petits coups de griffe assénés par l'harmo. Le meilleur bluesman du lot est sans aucun doute Kim Snelten qui propulse le riff célèbre du "Mellow down easy" de Willie Dixon, popularisé par Little Walter. Le "Smokestack lightning" de Howlin' Wolf nous entraîne dans une transe hypnotique. Impérieuse, la section rythmique favorise la progression acide des guitares. Calme et sérénité reviennent au cours de l’indolent "Highway 13", un morceau signé John Lee Hooker. Epaulé par l'harmo et la slide d'Onno, Michiel murmure plus qu’il ne chante. La plage monte ensuite en puissance, se chargeant d’une profonde intensité dramatique, lorsque les cordes largement amplifiées se joignent à l’ensemble. Retour aux origines du blues et à ces fameux ‘fife'n'drums’ pour le "Chevrolet" de Memphis Minnie. Seules les percussions de Mike et la flûte d'Onno se conjuguent pour baliser la voix profonde, caverneuse et déclamatoire de Meijer. Caractérisé par ses percus à l’avant-plan, le "Kokomo me baby" de Mississippi Fred McDowell est un blues primitif et originel. L'harmonica participe au riff. Les deux grattes fluctuent discrètement. Un morceau qui gagne en intensité en fin de parcours. Le prologue de "Back door man" est totalement déjanté. Issue de la plume de Willie Dixon, cette compo a été popularisée par Howlin' Wolf, en 1960. Les six cordes sont à l'agonie et gémissent de désespoir. Rusty Appolo semble dans son élément quand il adapte le répertoire de Wolf. Snelten brille sur sa musique à bouche, tout au long de "Wreck my life". La cover du "Take out some insurance" de Jimmy Reed s’étire sur le rythme paresseux du blues des swamps louisianais. En finale, Rusty Appolo s'attaque au "Crawling King snake" de Big Joe Williams, un titre écrit en 1941 et repris par une multitude d’artistes, dont Howlin' Wolf en 1966 ; et c'est bien entendu la version de ce dernier qui inspire nos Bataves. La voix de Mike Meijer est la plus adaptée pour perpétuer l'esprit de Wolf. Kim se défonce sur son harmonica ; ce qui nous plonge à nouveau dans une ambiance hypnotique. Si cet elpee est de bonne facture, il faut espérer que Rusty Appolo puisse se montrer aussi intéressant dans un répertoire plus personnel…

 





 
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