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Les Nuits Botanique
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Namo Woman

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 20 mars 2013
Image
Salim Ghazi Saeedi
Metal/Prog/Noise
Autoproduction

Ce jeune guitariste/compositeur iranien vient à peine de fêter ses trente ans. Originaire de Téhéran, il pratique une musique qualifiée d’art-rock. Une expression sonore qui mêle rock, métal, prog ainsi que fusion jazz ; et au sein de laquelle on retrouve des traces de musique de chambre avant-gardiste. Il a milité chez Arashk, en compagnie duquel il a commis trois albums entre 2006 et 2008. Depuis, il a décidé d’embrasser une carrière individuelle et ce « Nano woman » constitue son troisième elpee personnel. Salim se charge de tout. Composition, production et instrumentation (NDR : guitare, basse, claviers et percussions). Les titres des neuf plages de cet elpee sont puisés dans les lettres du mot ‘Woman’.

"Namow" ouvre la plaque. La guitare est largement amplifiée. Un peu comme chez Jeff Beck. Interventions de basse, percus et cordes de violoncelle ainsi que de violon s’intègrent parfaitement à l’ensemble pour élaborer une musique de chambre expérimentale et complexe, riche en sonorités ésotériques. "Nam" embraie dans le même registre. Créative, sa musique se veut libre de toute contrainte, propice à l’improvisation, mais en même temps, et paradoxalement, respecte une structure bien établie. Les variations de cordes électriques prodiguées tout au long d’"Amo" semblent balisées par le reste de l’instrumentation. Une discipline élaborée, réminiscente des moments les plus exploratoires de Robert Fripp. Une rythmique rock s’invite sur "mow", avant de dériver vers l'Orient lointain, quelque part au cœur d’une médina cosmique. Les interventions de gratte sont partagées entre riffs denses et chapelets de notes libres. "Owo" défile lentement, subrepticement, telle une musique symphonique où les instruments prennent le relais sur fond de percussions. Réverbérés, aventureux, les accords de six cordes évoluent à la limite de la dissonance. "wom" baigne dans une forme de prog contemporaine. Les sonorités évoluent très lentement dans un climat dramatique. Ce tempo autorise un envol de cordes dans un style ‘beckien’. "oma" épouse d’abord un tempo aussi nonchalant que "wom", avant que la guitare métallique ne rugisse de fureur. Particulièrement dépouillé, "man" macère dans un climat orientaliste. La basse trace d’abord la voie, bien vite relayée par la guitare. Elle se fraie alors un chemin tortueux entre piano, cordes et percussions. Le spectre de Robert Fripp plane à nouveau. Cet étrange long playing s’achève par "Woman", fruit de la rencontre entre free jazz, rock âpre et world music. Une plage apparemment chaotique, mais parfaitement maîtrisée…

 





 
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