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Elevator man

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 13 juillet 2015
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Scott Ellison
Blues/Roots
Red Parlor / Frank Roszak Promotions

Agé de 61 ans, ce chanteur/compositeur/guitariste est originaire de Tulsa, dans l’Oklahoma. En 1981, il avait eu le privilège de se produire en compagnie du légendaire Clarence 'Gatemouth' Brown. Au cours des eighties, Scott s’établit à Los Angeles et début des nineties, il monte son propre band. Il grave alors ses premiers elpees : "Chains of love" en 1993 et "Live at Joey's" en 1995. Il retourne ensuite chez lui à Tulsa et publie alors "Steamin" en 1997, "One step from the blues" en 2000, "Cold hard cash" en 2001, et "Bad case of the blues" en 2003. Son Scott Ellison Band rencontre pas mal de succès. Paru en 2008 sur le label Earwig, "Ice storm" recèle même un hit, "Cadillac woman". Son dernier opus, "Walking through the fire", remonte à 2011. "Elevator man" a été enregistré à Tulsa, sous la houlette de Walt Richmond, un claviériste qui tournait régulièrement avec le regretté JJ Cale et Eric Clapton. Scott signe les treize plages.

Un son spécifiquement ‘Tulsa’ imprègne "Holler Help", le morceau qui ouvre l’LP. La voix de Scott est excellente. Torturée par les effets, sa gratte nous assène une véritable claque. Et "Arlene" poursuit dans cette même veine, mais sur un riff créé par la basse de Charles Tuberville, alors qu’invité, le vétéran local Jimmy Markham tire son épingle du jeu à l’harmo. Puissants, les vocaux d’Ellsion sont soutenus par un chœur féminin, tout au long de "Behind that smile", un blues lent aux accents dramatiques, tapissé par les interventions luxuriantes de l’orgue Hammond et balayés d’accès de gratte bien sentis. Très roots/blues, "Fishsticks and Jelly" nous entraîne vers le delta. Sous l’impulsion de la slide acoustique aux cordes métalliques. Soulignée par celles des choristes, la voix d’Ellison est au bord de l’agonie tout au long du funky blues "Elevator man". Le tempo accélère sur "Jesus loves me", une piste au cours de laquelle la gratte, tranchante et acérée, ne tient plus en place et hurle sous les doigts nerveux de Scott. "School girl" baigne au sein d’un climat néo-orléanesque. Les rythmes sont festifs et percussifs. La section rythmique y excelle, tant Chuck Blackwell sur ses drums que Tuberville à la basse. Ce qui n’empêche pas la six cordes de décoller pour atteindre un nouveau sommet. Largement amplifiée elle s’extirpe des percus brutes et dépouillées, pour nous emmener dans les collines du Nord du Mississippi sur "Put you down". Le bassiste Jon Ferris, le batteur Robbie Armstrong et l’harmoniciste Jimmy Markham apportent un solide coup de main à Mr Ellison sur le shuffle puissant et entraînant, "Hit it, get it and go". La gratte pousse sans cesse de petits cris tout au long de "Wear out your welcome", un autre blues nonchalant. Nouveau coup de boost au tempo pour amorcer "I thought I'd be gone", un blues pétillant que chante Scott d’une voix affectée, pendant que la section rythmique impose un tempo implacable et que la slide frémit. Le mal de vivre envahit le sauvage "My little sheba". Le climat y est métallique, volontairement belliqueux. Nous ne sommes pas loin de la frénésie du hilbilly institué dans le Mississippi. En finale, "She's on my trail" synthétise parfaitement cet opus. Le son est musclé et offensif. La section rythmique opiniâtre, incitant le leader à faire geindre sa guitare, le plus souvent possible. Le meilleur opus de Scott Ellison. Passionnant !

 





 
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