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Monkey brain

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 28 mars 2016
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Sean Pinchin
Blues/Roots
Factor / Sarah French Publicity

Agé de 35 ans, Sean Pinchin est issu de Toronto. Ce chanteur, guitariste et compositeur n’en est pas à son premier album. Paru en 2013, son précédent s’intitule "Rust Bucket" ; et apparemment "Monkey brain" constitue son cinquième. Un disque pour lequel il a de nouveau reçu le concours de Rob Szabo à la production. En principe, le Canadien se produit en formule trio, Mark McIntyre se consacrant à la basse et Adam Warner à la batterie. Lors des sessions, Rob a également apporté sa collaboration aux claviers. Sean possède une rare maîtrise du bottleneck et c'est bien cette technique qui domine ce nouvel elpee.

Puissant, le titre maître ouvre l’opus. Ravageurs, les riffs de slide balaient tout sur leur passage. "Can't stand it" élève le tempo. La voix de Sean est nerveuse mais autoritaire. Accrocheuse, sa slide la traque. Déterminante, la section rythmique balise l’ensemble. Le travail de mise en forme opéré par Szabo est efficace. A l’instar de "Charity case", une superbe piste qui met bien en exergue la voix et les arrangements plutôt complexes, des arrangements qu’enrichissent les percussions décisives de Warner. La slide libère une énergie phénoménale face aux claviers de Szabo tout au long de "Hard luck", une plage imprimée sur un tempo entraînant, vivace, spasmodique. Ce qui n’empêche pas la voix du chanteur de se mettre à nouveau en évidence. Elle devient d’abord tendre, indolente et dramatique sur "Living in the past", avant d’être rejointe par celles d'Emma-Lee et de Szabo Moment, moment choisi par Adam Warner pour injecter ses percus. La slide peut alors s’autoriser une sortie classieuse, pendant que les harmonies vocales se convertissent à la pop. Blues/rock, "Goin' hobo" baigne au sein d’un climat swamp. Flemmardes, les sonorités sont chargées de reverb. Les vocaux sont dispensés sous forme de chœurs. Et la slide finit par s’emballer, poursuivie par la section rythmique. Dans le même style, "Monsters" met davantage l’accent sur le chant et les percussions inventives de Warner. La slide peut une nouvelle fois décoller, mais dans un registre cool, peu usuel dans le genre. "Get burned" clôt l’elpee. Le trio s’y révèle particulièrement homogène. Une piste dont la construction est à la fois complexe et audacieuse. Les arrangements vocaux sont surprenants. Les changements de tempo vous transportent. Dommage que le disque n’aille pas au-delà de la demi-heure...

 





 
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