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Leave your heart at the door

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 16 mai 2017
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Sean Webster Band
Blues/Roots
Autoproduction / Hans Broere Promotion

Ce jeune britannique s’est converti au blues à l’écoute de son idole, Eric Clapton. Ce chanteur/guitariste s’est ensuite intéressé à d’autres légendes, telles que les King (BB, Albert et Freddie), Albert Collins, Robert Cray et bien d’autres. Il choisit pour patronyme de son premier groupe, The Journeymen, c’est-à-dire le titre d’un long playing de Clapton ! Au fil du temps, il a changé le nom de sa formation en Sean Webster Band. Le combo comptait déjà cinq elpees et un Ep à son actif. "Leave your heart at the door" a été enregistré en Angleterre. Lors de sessions, il s’est littéralement multiplié en assurant l’écriture des compos, les arrangements, le mixing et la production. Il a bien sûr reçu le concours de son backing group ; en l’occurrence le bassiste Greg Smith, le drummer Joel Purkess et le claviériste Bob Fridzema.

On est de suite séduit par la voix chaude et légèrement graveleuse de Webster. Elle me rappelle celle de Danny Bryant, voire des frères Nimmo, des compatriotes. Tapissée par l’orgue Hammond, "Give me the truth" est une ballade musclée au cours de laquelle les cordes du leader tirent leur épingle du jeu. Autre ballade, "Wait another day" est davantage paisible. Les arrangements sont superbes. Sean libère ses cordes parcimonieusement tout en prenant soin de soigner le sens mélodique. Lors des tempos lents –largement favorisés– les accents blues sont bien plus prononcés. A l’instar de "Broken man", de l'émouvant  "Silence echoes in my heart" ou encore d’"I don't wanna talk about it!". Et lors de cette dernière plage, enrichie d’arrangements de cordes, la voix féminine de Penny Leen Krebbers finit par émerger. "You got to know" est imprimé sur un rythme plus enlevé. Sean s’y réserve une sortie remarquée à la guitare. Tout comme sur le plus pop "You can say". Blues lent et long, "Start again" se révèle plus théâtral, dramatique même. Parfaitement maîtrisé et tout en économie, le solo agrège production d’effets et sensibilité raffinée. Le spectre de Joe Cocker plane tout au long du légèrement funky "Hands of time". A cause de la voix ; même si elle est moins ravagée. Paisible, le titre maître trempe dans un roots/blues coloré par l'orgue Hammond. De bonne facture, cet opus s’achève par "'til summer comes around". La voix est bouleversante. Et l’envol des cordes communique une émotion intense…

 





 
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