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I'm Not Bossy, I'm The Boss

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 26 novembre 2014
Image
Sinéad O´Connor
Pop/Rock
V2

Sinéad O'Connor vient donc de publier son dixième elpee, « I'm Not Bossy, I'm The Boss ». Après avoir transité par une période mystique, opéré un retour –parfois réussi– vers les racines celtiques et reggae (NDR : malgré son titre interminable, « She Who Dwells in The Secret Place Of The Most High Shall Abide Under The Shadow Of The Almighty » constitue certainement une de ses œuvres les plus abouties ; et elle remonte à 2003), Sinéad O'Connor a brusquement décidé de revenir à un style pop/rock plus conventionnel. Soit à ses premiers amours. En 2012, elle grave « How About I Be Me (And You Be You) ? », un disque qui lui permet de retrouver une certaine popularité auprès des aficionados de la première heure, même si le long playing n’atteint pas l’excellence de « The Lion And The Cobra » (1987) ou de « I Do Not Want What I Haven't Got » (1990), opus qui recelait le succès planétaire « Nothing Compares 2 U », écrit par Prince. 

Mais penchons nous sur « I'm Not Bossy, I'm The Boss ». En observant l’image reproduite sur la pochette, on a l’impression que quelque chose cloche. En fait, Sinéad O'Connor est représentée comme un hybride entre Suzi Quatro et Miley Cyrus. Serait-ce une caricature destinée à tromper l'ennemi ? Probable, car Sinéad O'Connor est devenue, au cours des dernières années, une fervente féministe.

L’album s’ouvre par deux chouettes titres pop. Tout d’abord un très 90’s « How About I Be Me » et puis « 8 Good Reasons ». Insignifiante, « Dense Water Deeper Down » prend pourtant une autre dimension en live. Ce titre est davantage country, americana, même. Dommage que ce ne soit pas cette version qui figure sur le cd. « The Vishnu Room » est une jolie ballade bien ficelée. « The Voice Of My Doctor » lorgne vers le blues du Delta. Agréable à l’écoute, « Harbour » ne manque pas de charme. Seun Kuti, le fils de Fela, se réserve le saxophone tout au long de « James Brown ». Et son intervention est brillante. Sculpté dans le rock par les guitares, « Take Me To Church » est une compo de bonne facture. C’est également le single qui préludait la sortie du long playing. Et Sinéad semble y avoir retrouvé une certaine énergie juvénile. Soulignée par des accords de piano, « Streetcars » est une plage empreinte de douceur. Encore un morceau magnifié en public. Bref, si on a retrouvé sur son nouvel elpee, la voix hantée et frémissante d’O’Connor, il faut reconnaître qu’on aurait aimé quand même qu’elle prenne un minimum de risques. D’autant qu’elle a pu bénéficier du concours d’un backing group de classe. 

 





 
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