The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
A ce jour, ...Lire la suite...

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites ...Lire la suite...

South Louisiana Blues

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 16 octobre 2016
Image
Smoky Greenwell
Blues/Roots
Greenwell / Frank Roszak Promotions

Originaire du Michigan, Smoky Greenwell est âgé de 65 ans. Très jeune, il apprend à jouer de l’harmonica. Ses premiers faits d’armes, on les relève dans le Tennessee, à Memphis, où il participe à des sessions qui se déroulent au sein du studio Sun, puis à Nashville, où il milite chez Blues Co-Op (avec Warren Haynes) et apporte son concours au claviériste de l’Allman Brothers Band, Johnny Neel. Depuis 1981, il vit à la Nouvelle Orléans. C’est à cette époque, qu’il entame une carrière solo. L’an dernier, il avait publié "Live at the US Old Mint". Coproduit par Smoky, Jack Kolb et David Stocker, "South Louisiana Blues" a été enregistré à New Orleans. Smoky chante, joue de l’harmonica et du saxophone. Il est essentiellement soutenu par le guitariste Jack Kolb et le bassiste David Hyde.

Tramé sur le riff notoire de "Green onions", l’entrée en matière d’"Animals angels" est superbe. Joe Krown –qui a long temps sévi chez le Clarence Gatemouth Brown– siège derrière l’orgue Hammond. Les envols de Kolb à la guitare et de Smoky à l’harmonica sont brillants. Place ensuite à la cover du célèbre "Let’s work together" de Wilbert Harrison. Johnny Neel se consacre aux ivoires, alors que Lynn Drury et Dana Abbott se chargent des répliques vocales. Le "Boogie Twist" de Cal Valentine and The Texas Rockers remonte à 1961. Instrumentale, la nouvelle version déménage. Kolb impose un riff boogie. Neel est passé à l’orgue Hammond B3 et Greenwell, à l’harmonica ainsi qu’au saxophone ténor. Cornelius Green, alias Lonesome Sundown, est un spécialiste du swamp blues. Smoky en adapte trois pistes. Tout d’abord le classique "Lonesome lonely blues", une plage lente caractérisée par une superbe intervention de Jack Kolb sur ses cordes. Ensuite "I had a dream last night", un morceau de jump blues, au cours duquel la section rythmique, constituée par David Hyde et Doug Belote, libère énormément de swing. Et dans le même style, le blues flemmard "I’m glad she’s mine". Johnny Neel siège alors derrière le piano, Smoky se consacre sax ténor, alors que Jack Kolb brille de nouveau à la six cordes. Excellents ! Le drummer Doug Belote imprime le tempo tout au long du blues enlevé "You can’t take it with you". "Pic kit up" est une autre plage instrumentale. Funkysante, elle est tapissée par l’orgue de Joe Krown, alors que Smoky se réserve un excellent exercice de style sur sa musique à bouche ! Tout au long du "Two headed woman" de Willie Dixon (NDR: Junior Wells en était le chanteur), Kolb est intenable alors que Greenwell signe sa meilleure intervention à l’harmo ! Smoky excelle encore aux côtés de Jack, sur la reprise originale du "Dirt road blues" de Bob Dylan. On épinglera encore deux instrumentaux. Tout d’abord "The hunch", une plage cool, atmosphérique, véhiculant des accents jazzyfiants et dont l’orgue B3 de Neel libère énormément de groove. Et puis en finale, "Walking with Mr Lee". Greenwell se réserve une délicieuse intervention au saxophone tout en rendant hommage à un maître de l’instrument, Lee Allen, musicien qui a illuminé les scènes de Kansas City et de New Orleans, notamment auprès de Little Richard et Fats Domino.

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement