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Notes of blue

Écrit par Bernard Dagnies - vendredi, 07 juillet 2017
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Son Volt
Pop/Rock
Thirty tigers / V2

Avant de fonder Son Volt, Jay Farrar et Mike Heidorn militaient au sein d’Uncle Tupelo, en compagnie du futur Wilco, Jeff Tweedy. Mike a définitivement quitté le groupe en 2005, et si le combo a vécu une parenthèse au cours de la première moitié du millénaire, pause au cours de laquelle Farrar a tenté une aventure en solitaire, Son Volt vient quand même de publier son huitième elpee studio.

Farrar a avoué que cet opus avait été largement influencé par le folk de Nick Drake ainsi que le blues de Skip James et de Mississippi Fred McDowell. Et tout particulièrement leur style en picking et en slide à la guitare. « Notes of blue » se nourrit donc de ces références. Mais pas seulement. Ainsi les deux premières plages du long playing semblent plutôt hantées par Neil Young. D’abord le plus americana « Promise the world », impeccablement abordé dans l’esprit de « Harvest moon », la pedal steel rougeoyant aussi douloureusement qu’efficacement. Puis, « Back against the wall », un morceau mid tempo offensif, bien électrique, traversé d’impulsions crazyhorsiennes. Une électricité qui alimente de nombreuses pistes de blues. Très souvent à la manière de John Lee Hooker. Comme sur « Sinking down », même si elle est entrecoupée de séquences americana. La voix de Farrar adopte un timbre particulièrement graveleux tout au long du dépouillé « Midnight », de l’aride « Static » ou encore du furieux et débridé « Cherokee St ». Et un tremolo imprévisible sur le lugubre et acoustique « The storm », une compo qui lorgne insidieusement vers Mark Kozelek. Cette voix devient singulièrement fragile sur « Cairo and southern », une plage jouée en picking. Et le spectre du leader de Sun Kil Moon se remet à planer. Menaçant, de mauvais augure, Enfin, « Threads and steel » est interprété en spoken word, à la manière de Johnny Cash. Un superbe album !

 





 
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