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Solo Recordings – Volume 3

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 23 mai 2016
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Steve Hill
Blues/Roots
No Label / Sarah French Publicity

La musique de ce jeune chanteur/guitariste canadien baigne dans le blues/rock. Très apprécié au pays de l’érable, il a déjà décroché une multitude de prix. C’est également un véritable homme orchestre, capable de se produire seul sur scène, pour y jouer, en même temps, à l’aide de ses pieds, d’une grosse caisse, de la caisse claire et de la pédale Charleston. Au cours des dernières années, il a publié plusieurs albums solo. Dont "Solo Recordings Volume 1", en 2013, et le "Volume 2", en 2015. Place donc au troisième épisode de cette fresque personnelle, qui s’intitule tout simplement "Volume 3". Au menu, ses propres compos ainsi que quelques adaptations de traditionnels du blues.

Manifestement, cet artiste québécois n'est pas un personnage banal. On l’imagine debout, armé de sa guitare, manoeuvrant ses différentes caisses. Il s’approche du micro et attaque "Damned", un rockin' blues puissant et sans concession. Ses notes de gratte collent parfaitement à sa voix. Dans le même esprit, il embraie par le dense et offensif "Dangerous", continuant de se multiplier aux percus. Il nous propose un medley consacré à Muddy Waters, partagé entre "Still a fool" et "A Rollin Stone". Tout au long de cette adaptation, son riff est écrasant, menaçant, oppressant même. Totalement hanté par son blues, il retrace ainsi l'axe qui relie le Delta du Mississippi et la grande cité de Chicago. Steve empoigne sa sèche et fixe son rack autour du cou ; il peut ainsi chanter, gratter et souffler dans son harmonica. Et notamment sur le folk/blues "Slowly slipping away". "Rhythm all over" émarge de nouveau au blues/rock. Le bottleneck fixé au doigt, il démontre son talent à la slide. Downhouse blues bien électrique mais à la trame plutôt lourde, malgré le recours à l’harmo, "Smoking hot machine " est imprimé sur un mid tempo. Hill nous réserve "Trouble times" et "Emily", deux titres de folk traditionnels. Les accus rechargés, Steve en revient au blues largement amplifié à travers "Can't take it with you". Enthousiaste, il nous accorde un medley personnel, en combinant "Rollin' & tumblin" et "Stop breaking down". L'artiste donne tout ce qu’il a dans le ventre pour restituer ces grands moments de l'histoire du blues. Tout en rendant un hommage évident à la grande légende du Delta, Robert Johnson! Et Steve brille de nouveau sur sa gratte acoustique tout au long de "Going down the road feeling bad". Il clôt l’elpee par "Walking grave", un rockin' blues puissant, âpre, écrasant voire même tragique. Avant que la plage ne vire au boogie furieux, emporté par une guitare décidément insatiable…

 





 
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