Afterglow

Ásgeir
Electro/Hip Hop
One Little Indian / Konkurren ...Lire la suite...

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Talking loud

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 22 novembre 2016
Image
Sulfur City
Blues/Roots
Alive Natural Sound / Sonic RendezVous

Lori Paradis est la figure de proue chez Sulfur City. On la compare volontiers à Grace Slick, Janis Joplin et même Patti Smith. Excusez du peu! La formation pratique un blues authentique, très susceptible de rappeler ses compagnons de label, Black Keys et Left Lane Cruiser. Mais également Jefferson Aiplane et le Steppenwolf originel. Lori a déjà exercé des tas de petits boulots. De chauffeur de poids lourds dans une entreprise à barmaid, en passant par peintre en bâtiment. Le line up du combo implique également le guitariste Jesse Lagace, le bassiste Steve Smith, le drummer Sam King et le claviériste Keith Brett. Lori se sert d’une planche à lessiver amplifiée. Ce qui apporte manifestement une touche d’originalité à l’expression sonore. Suivant les medias, la musique puiserait ses sources dans le blues, la soul, le punk et le grunge.

"Whispers" amorce la plaque. La section rythmique imprime un tempo vigoureux. La gratte prend le relais avant que la chanteuse ne prenne le pouvoir, à travers une forme d’exhortation déclamatoire. Autre originalité : la présence d’un orgue aux sonorités vintage, réminiscent de la prog des seventies. "War going on" baigne au sein d’un même climat. Jesse Lagace écrase ses pédales et malmène sa six cordes. Lori éructe ses mots. Inévitablement, on ne peut que penser à Patti Smith, même si Miss Paradis s’est forgée sa propre personnalité. Ravagée, la gratte imprime le Diddley beat tout au long de "Pockets". Lori propage son message à travers ses vociférations. Rien, décidément, n’est libre ou gratuit sur cette terre excepté l’amour que l’on peut prendre et vivre. Blues/rock, "Ride with me" est imprimé sur un mid tempo. Lori nous invite à la suivre. Jesse montre la voie. Poussiéreux, l’orgue s’invite à nouveau dans le jeu de quilles. La voix de Lori est hantée par Grace Slick, tout au long de "Tie my hands to the floor". On y retrouve de mêmes inflexions, une semblable frénésie. Lagace en profite pour se réserver une sortie déterminée et singulière. Blues primaire, "Sold" es lancé comme le cheval au galop. La planche à laver électrique entre en scène et participe activement au rythme. Métalliques, les cordes épousent des sonorités proches de la pedal steel. Sam King tape comme un dingue sur ses fûts. La voix frénétique de Lori agite "Kings Highway". Keith Breit est passé au piano acoustique pour ce morceau dont l’ensemble des musicos reprend le refrain en chœur. Particulièrement rock, "Johnny" traduit ‘Johnny be good’ en ‘Johnny be bad’. Lori entre en furie, tout comme Jim Morrison au sommet de son art. Ce qui n’empêche pas les cordes d’entrer en effervescence. Sinistres, lugubres, elles sonnent le glas pour proclamer "One day in june", en ce sombre jour de tempête. Bien construite, cette plage propose toute une succession de climats différents, ponctués par une sortie remarquée aux cordes. Une guitare jouée en slide et un accordéon survolent mystérieusement "Raise the hammer". Finale royale, "You don’t know me" adopte les accents du delta. Les ivoires de Breit créent une forme de houle, alors qu’à la slide, Lagace n’hésite pas à en remettre une couche.

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement