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Live Dissident Tour

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 19 janvier 2016
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Tagada Jones
Pop/Rock
At(h)ome

Tagada Jones nous vient de Bretagne. Ce groupe est responsable d’une forme de punk/rock alternatif qu’il chante dans la langue de Voltaire. Réalistes, les lyrics abordent des thèmes comme le respect, la liberté et l’écologie. Mais critiquent également la mondialisation, les manipulations, le capitalisme sauvage, le fanatisme ou encore le sexisme et l'intolérance. Ses influences majeures ? Parabellum, Les Sheriff, The Exploited, The Ramones, Bad Religion, Suicidal Tendencies et Bérurier Noir.

Avec plus de 1 200 concerts dans les gambettes, le combo nous propose son troisième opus ‘live’. C’est d’ailleurs dans cet exercice qu’il excelle. « Live Dissident Tour » est découpé en 20 pistes. Elles ont été immortalisées en terre vendéenne, avril dernier, aux Herbiers, dans le cadre du Festival ‘On n'a plus 20 ans’.

Sur les planches, Tagada Jones nous propose une musique brute de décoffrage, propice à la sueur et chargée de testostérone. Son énergie est débordante. L'interactivité, totale.

Le set s’ouvre par « Intro » qui raconte un peu l'histoire de France, depuis la guerre 40-45. On ainsi droit à un extrait de la Marseillaise, un discours de Charles de Gaulle, prononcé lors de la libération de Paris et des extraits de reportages radiophoniques dont celui diffusé suite à l'arrestation de Mesrine, pendant la guerre du Vietnam et d'Algérie.

« De l'amour et du sang » nous plonge enfin dans le bain. Un bain de souffre que reflète deux autres brûlots, « Instinct Sauvage » et « Le chaos », une piste sur laquelle les guitares tagalopent.

Caractérisé par son refrain accrocheur, « Nec'hed Mad » véhicule un message politique venimeux mais sincère. « Pavillon noir » amorce la « Descente aux enfers », deux compos qui remuent les tripes. Retour sur terre où « Tout va bien ».

Nico hurle sa rage à l’égard de la société au sein de laquelle il vit sur « Zéro de conduite ». Pas étonnant qu’un « Cargo », et plus exactement un pétrolier ait fait naufrage. Amorcé par des bruits de sirènes, « Les nerfs à vif » sont chargés d’électricité. C’est la crise et la révolution est en marche. Agrégeant punk, metal et hardcore, ce titre furieux figurait déjà sur un autre live, « 20 ans d'Ombre et De Lumière ».

« Vendetta » pointe un doigt vengeur en direction du Président de l’Hexagone, et surtout le pouvoir qu’il représente. « Dissident », c’est le titre éponyme du dernier elpee qui a donné le nom à cette tournée infernale. Les potes à Nico en ont gros sur la patate suite aux attentats perpétrés contre la rédaction de Charlie Hebdo et nous le font savoir sur « Je Suis Démocratie » et « Plus De Son, Plus D'Image ».

Quoique de bonne facture, ce long playing a moins de pêche que « 20 ans d'Ombre et De Lumière ». Pas qu’il soit de mauvaise facture, mais il manque de groove et le public est moins réactif. N’empêche, c’est bien sur les planches que Tagada Jones demeure le plus performant. Le choix de l’endroit pour immortaliser ce ‘live’ n’était peut-être pas le plus judicieux…

 





 
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