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Simmered & Stewed

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 11 janvier 2017
Image
Tas Cru
Blues/Roots
Crustee Tees / Vizztone

Rick Bates, alias Tas Cru, est originaire du Québec. Cependant, il s’est établi depuis longtemps dans l’Etat de New York. Reconnu comme poète du blues, ses textes sont particulièrement originaux. "You keep the money", son opus précédent, avait été salué par la critique, comme l’un des meilleurs parus en 2015.

Pour enregistrer "Simmered & Stewed", il a bossé au sein de différents studios new-yorkais. Ce qui lui a permis de mettre en boîte onze plages, dont la quasi-totalité est issue de sa plume.

Le titre du long playing se traduit par 'Mitonné et étuvé'. En fait, il s’agit des meilleures chansons d’amour gravées sur les premiers albums de Tas, aujourd’hui épuisés. Des morceaux qu’il a donc remodelés, en se concentrant notamment sur les arrangements acoustiques.

"Dat Maybe" ("Jus’ desserts", 2010) ouvre la plaque. Le tempo est vif. La sonorité, parfaite. Tas étale sa technique à la slide face à l’harmonica de Dick Earl Ericksen ainsi que les chœurs de Mary Ann Casale et Alice Ericksen. Cru chante d’une voix puissante et autoritaire "Grizzle n’ bone", une piste dont le tempo cadencé par le piano de Chris Lamson est emprunté au boogie, alors que l’orgue Hammond de Guy Nirelli tapisse l’ensemble. Ce titre figurait sur son opus éponyme, sorti en 2009. Il appréciait JJ Cale. Notamment son laidback blues. Il s’en revendique lorsqu’il étale sa technique en fingerpickin’. A l’instar de l’excellent "Road to my obsession" ; mais surtout de "Feel I’m falling" ("Gravi-Tas", 2008), un titre de toute bonne facture au cours duquel toute l’instrumentation entre en osmose : cordes électriques, harmonica, orgue et drums, dont la frappe de percussion est puissante ; mais également voix féminines. Le long playing recèle, bien évidemment quelques jolies ballades et autre ‘love songs’ ; dont "Time and time" et "Woman won’t you love me" ("Grizzle ‘n bone"). Country/blues bien rythmés, "Biscuit" et "Cover my love" se distinguent par le recours au bottleneck, mais également par les interventions à l’harmonica et les accords sautillants du piano de David Liddy. Mike Lawrence tire son épingle du jeu à la basse sur "Just let it happen", une piste minimaliste aux accents jazzyfiants très prononcés. Les meilleurs morceaux figurent en fin de parcours. Tout d’abord le titre maître de "Tired of bluesmen cryin’" (2012), un blues lent qui nous entraîne dans le Delta. Les intonations sont dramatiques. Les sonorités de la guitare cigar box sont lugubres. Avant que le tempo n’accélère, invitant alors les partenaires –préposés aux ivoires, à l’orgue, à l’harmonica et aux chœurs féminins– à entrer dans la danse. "Higher and higher" clôt l’LP. Une ‘love song’ belle à pleurer. Face aux tonalités métalliques de la Resonator, le chant se charge de passion et de sensibilité ; alors que les cordes électriques déversent une belle dose d’émotion, avant que la finale ne s’emballe. Tapissée par l’orgue Hammond, elle permet alors à la slide de tracer des arabesques. Et on n’en oubliera pas pour autant, l’excellent travail de mise en forme!

 





 
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