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Boogie disease

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 16 mars 2011
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The 44's
Blues/Roots
T’s

Ce quartet californien avait déjà fait l’objet d’une chronique sur Musiczine. En 2008. Mais elle était consacrée au Dvd "Live at Biacci". « Boogie disease » constitue donc leur premier enregistrement audio, un disque sur lequel figure trois titres repris sur leur Dvd. Au sein du line up, militent toujours le chanteur/guitariste Johnny Main, l’harmoniciste Tex Nakamura (NDR : de nationalité japonaise, il est né à Tokyo) et le drummer J.R Lozano. Par contre, changement de bassiste, puisque le poste est aujourd’hui occupé par Mike Turturro, un musico qui dans le passé à sévi au sein des backing groups de Lynwood Slim et Candye Kane. La force de frappe des 44's est sans aucun doute son souffleur japonais. A une certaine époque, il se produisait en compagnie de War. Toute cette équipe fait partie de la grande famille musicale de Los Angeles, on sein de laquelle on retrouve les musiciens de Los Lobos, Rod Piazza et surtout Kid Ramos. Tous des potes, par ailleurs. C'est d'ailleurs ce dernier qui non content de jouer sur plusieurs plages, produit l'album.

Les 44's démarrent en puissance par leur "Pull my strings". La guitare de Johnny introduit la compo. La section rythmique est brillante. Et pour cause, la contrebasse de Mike ronronne devant les fûts de Jason. En outre, la dynamique de groupe est impressionnante. Main a une bonne voix. Son timbre est naturellement puissant. Tex entre enfin en scène. Son souffle est extraordinaire. Il est le principal soliste du band. C’est un admirateur de Lee Oskar (son prédécesseur chez War), Magic Dick, Mark Wenner, Kim Wilson, William Clarke et surtout du regretté Lester Butler. Les 44's reprennent d'ailleurs deux compositions de Butler, dont "So low down". Et si la version est superbe, Tex s'y révèle époustouflant. Direction Chicago, pour attaquer le "Take it easy baby" de Willie Dixon. La sonorité s’avère très Westside. Leur "Boogie disease" constitue un véritable remède contre la morosité. On en attrape même des fourmis dans les jambes. Tous les orteils sont en effervescence. Le tempo est très élevé. Main nous communique son virus du boogie. Nakamura en profite pour décoller vers les sommets et c'est Mr Ramos himself qui se réserve les cordes ; et franchement, le Kid est loin d’être un manchot ! Retour vers Chicago pour la cover du ténébreux "Commit a crime" signé par le légendaire Howlin' Wolf. Johnny pousse sa voix au maximum pour rivaliser de puissance avec le bon vieux ‘Loup hurlant’. Bien balisé par la section rythmique, le riff est hypnotique. La guitare grave et lugubre. "Going to the church" est l'autre reprise du répertoire de Lester Butler. A nouveau une plage très nerveuse évoluant sur un tempo rapide. Et Tex s’illustre encore sur sa musique à bouche. Il empoigne ensuite son harmonica chromatique pour rendre hommage au regretté William Clarke à travers l'instrumental "Blowin' like hell". Le petit homme jaune, le Stetson vissé sur le crâne, y est vraiment diabolique. Leur version du "Automatic" de Willie Love" est également de très bonne facture. Tout au long de ce shuffle brûlant, Kid Ramos est en verve. La cohésion de l'ensemble est sans faille. A l'époque de ses Red Devils, Lester Butler avait également adapté cet "Automatic". Ramos est tellement heureux de participer à cette session qu'il interprète son "Johnny Cochino", un instrumental au cours duquel Mr Tex Nakamura tire une nouvelle fois son épingle du jeu. Dommage que les 44's se focalisent autant sur les covers ; néanmoins, je vous recommande chaudement ce long playing…

 





 
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