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Live at Bacci’s (Dvd)

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 16 février 2009
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The 44's
Blues/Roots
Mainblues

Los Angeles regorge d’excellents blues bands. Les 44's y sont originaires. Un quatuor réunissant le chanteur/guitariste Johnny Main, le bassiste Dug Mug Swanson, le batteur J.R Lozano et l'harmoniciste d'origine japonaise, Tex Nakamura. Dug Mug a milité au sein du groupe de Zac Harmon, le Mid South Blues Revue qui avait décroché, en 2004, l'International Blues Challenge Award. Le quartet écume cette scène locale particulièrement difficile en se produisant dans les petits bars et clubs de L.A. Une situation qui oblige les artistes à se battre pour vivre de leur musique plutôt que d’assurer leur confort de vie. A cet égard, la manière assez agressive du vocaliste est symptomatique. Elle communique une intensité particulière aux 44s, qui en font sa spécificité. Ces sessions ‘live’ se sont déroulées en février 2008, au ‘Biacci's’, un petit club/restaurant italien d’Upland, dans la banlieue est de L.A.

Nakamura est un harmoniciste au souffle puissant. Son intervention est pleine de verve tout au long de l’ouverture "So low down". Un véritable claque ! Main (NDR : un type tatoué comme ce n’est pas possible !) vocifère ses vocaux dans le style d'un Johnny Winter de la belle époque, tout en triturant nerveusement sa vieille mais fidèle Fender Stratocaster. Le combo attaque le "Too many drivers" de Lightnin' Hopkins, à la manière d'un shuffle texan. Une version dynamique, puissante, victorieuse. Tex est à nouveau impressionnant. Le Stetson blanc est bien vissé sur le crâne. Des lunettes fumées dissimulent ses yeux. Mais surtout, il souffle comme le Kim Wilson au sommet de son art. Celui qui militait chez les T-Birds, à leurs débuts. Johnny se réserve une première sortie sur les cordes tandis que la solide section rythmique met la main à la pâte à l'arrière-scène de la pizzeria. Le son du Chicago Westside est bien restitué lors du "Take it easy" de Magic Sam. Main n’est pas un virtuose ; mais, à la recherche du riff magique institué par Sam Maghett, il parvient à arracher des larmes de ses cordes. Quatre plages de ce concert sont issus de la plume d’un certain L. Butler, dont le ravageur et galopant "Goin' to the church". L'harmonica ne desserre jamais l'étreinte autour du chanteur. Une grande complicité s’établit entre les deux solistes. L’ensemble affiche une cohésion remarquable. Main sort de sa poche son bottleneck. Ses cordes ronronnent. Il se réserve une longue intro à la slide pour "Sweet tooth". La démarche est plutôt majestueuse. Plus aventureuse. Largement différente de celles des jams bands, auxquels il se raccrochait en début de parcours. Néanmoins, les interventions de Tex demeurent séduisantes, envoûtantes, magiques. "Shape I'm in" opère un retour au Texas. Un rock'n'roll tonique signé Bramhall (père et fils) et Marc Benno. Fin du concert. Et du film. Le générique final défile pendant que la bande sonore diffuse une reprise succincte du "Don't love your cool" d'Albert Collins.

  





 
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