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On the 13th

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 13 juin 2015
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The 44's
Blues/Roots
Wide Tracks Recordings / Hans Broere Promotion

Fondé en 2007, The 44s est un quatuor établi à Los Angeles. Son blues s’inscrit dans l’esprit de formations particulièrement populaires, y compris chez nous, comme le James Harman Band et le Red Devils du regretté Lester Butler. Son premier opus remonte à 2011. Intitulé "Boogie disease", il avait été produit par leur ami Kid Ramos (Mannish Boys, ex-Fabulous Thunderbirds), un elpee suivi l'année suivante par "Americana", deux disques parus sur le label local Ripcat. En 2009, le combo publie un Dvd baptisé "Live at Bacci's". Puis plus rien. Et pourtant le groupe roule toujours sa bosse sur les routes… Si Johnny Main, le chanteur/guitariste, est toujours aux commandes, secondé par le batteur J.R Lozano, les deux autres musiciens ont été remplacés. La basse est aujourd’hui dévolue à Mike Hightower, un ancien membre des Mama's Boys de Johnny Mastro (NDR : un autre combo pur et dur issu de L.A), et le remarquable harmoniciste japonais Tex Nakamura a cédé le relais au jeune et prometteur ‘Shady’ Jake Huffman, un disciple de Rod Piazza.

Le style des 44's est toujours aussi primaire, âpre et sans concession. Imprimé sur un tempo digne de Howlin' Wolf, "Fade to black" ouvre l’LP. J.R et Mike balisent la compo afin de permettre aux deux solistes de se libérer ; et le premier à démontrer tout son talent est le nouveau souffleur Shady. Johnny Main tire également son épingle du jeu en adoptant un style spontané, parfaitement adapté aux rythmes. Tout au long du "Too many drivers" de Smokey Hogg, un blues cool mais implacable, Jake Huffman prouve qu’il s’est parfaitement intégré au line up. Le tempo monte d’un cran pour "Ninety-nine to life", une plage enregistrée chez Grazies, un restaurant italien d'Upland, à l'est de Los Angeles. Le groupe se comporte en studio comme s'il se produisait en ‘live’, dans un club de la Cité des Anges. Plutôt longues et sans artifices, ses compos sont destinées à communiquer leur plaisir à jouer du blues ; à l’instar du flemmard "Easy baby", un titre signé Magic Sam Maghett. Johnny y est très inspiré et s’exprime à l’aide de ses cordes en y injectant un maximum de sensibilité… Les plages instrumentales ne manquent pas d’allure. A l’instar de "Johnny's" qui adresse un clin d’œil à Albert Collins, mais également à Freddie King, au shuffle "Medium shade", moment choisi par Shady, inspiré par Little Walker, de nous enchanter, et du tonique "Jake's Juke", au cours duquel Jake Hoffman marche sur les traces de son mentor, le grand Rod Piazza, leader intemporel des Mighty Flyers. Baignant dans le Delta, "Slip slide est caractérisé par de très beaux échanges entre l'harmonica et la slide de Main. Les 44's sont sur les rails, plus rien ne peut les arrêter. Main fait encore la différence en faisant vibrer ses cordes tout en construisant parfaitement son solo. Sans surprise, les 44's reprennent le "Devil woman" de Lester Butler, un titre qui figurait sur l’elpee "King King" des Red Devils, une piste de plus de 9' qui rend hommage à feu l'inoubliable souffleur disparu en 1998. Balisé par la solide section rythmique, "Hanging tree" clôt l’opus, un boogie frénétique balayé par de petits envols successifs exécutés par l'harmonica…

 





 
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