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Undone

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 31 octobre 2016
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The Black Circles
Blues/Roots
Autoproduction / Hans Broere Promotion

Si dans le passé, l’Albion a enfanté un nombre incalculable d’excellents musiciens et groupes dans l’univers du blues, au fil du temps, cette scène a souffert d’un manque de renouvellement. Aussi, difficile de dissimuler sa satisfaction, quand on apprend qu’un duo contemporain bien britannique est vraiment digne d’intérêt. Issu de Warrington, il réunit le bassiste Martin Saunders et le chanteur/guitariste Sam Bratley. Ce dernier reconnaît pour maîtres, Stevie Ray Vaughan, Buddy Guy, Freddie et Albert King. Régulièrement, en ‘live’, il est soutenu par l’ex-Hoax, Mark Barrett, aux drums. The Black Circles avait publié un Ep intitulé "From the Top", en mars 2015. "Undone" constitue donc son premier opus. Lors des sessions, le tandem a également bénéficié du concours de Phil Wilson à la batterie et aux percussions. En outre, ce dernier, Martin et Sam coproduisent l’elpee. Mais également d’un autre ancien gratteur de Hoax, Jess Davey, qui se charge également des parties de claviers, et tout particulièrement de l’orgue Hammond.

"One big lie" ouvre la plaque. Epaulé par celle de la choriste, Cat Fullbrook, la voix de Bradley est séduisante. Bien sentie, la guitare se libère aisément avant de monter en puissance, entre les interventions vocales. Et cet envol de cordes est impressionnant, tout au long du shuffle, digne de Vaughan, "She’s dynamite", une piste balisée par la section rythmique particulièrement solide. L’orgue Hammond de Davey tapisse judicieusement "Don’t mean a thing", un titre indolent, trempé dans la soul, au cours duquel les voix conjuguées de Sam et de Cat Fullbrook se révèlent très expressives, alors que hantée par BB King, la guitare ne concède que des notes parcimonieuses. Blues lent attendu, "Stop acting this way" transpire de classe. La guitare est dramatique, intense, chargée de feeling, alors que l’orgue Hammond nappe l’ensemble de ses tonalités chaleureuses. Brillant ! "I’m leaving" macère dans le blues du Mississippi. La batterie est autoritaire, mais primaire. Particulièrement amplifiée, déjantée, sauvage, la gratte entre au cœur d’un véritable délire. Bien nerveux, "Hard times" est un autre shuffle. Excellent, il est toujours abordé dans l’esprit de Stevie Ray Vaughan. Une légende dont le spectre hante également l’intense "Gypsy girl". Encore que celui de Jimi Hendrix, période Experience, semble lui emboîter le pas ; surtout quand l’artiste force quelque peu sur les pédales. "Drifting" constitue une parenthèse roots. Un blues qui nous entraîne dans le delta. La voix domine son sujet, face aux cordes acoustiques et au dobro, dont les sonorités sont bien métalliques. Blues lent, "Bad luck" concède des accents tragiques. Chargées de feeling, les notes sont dispensées parcimonieusement. En arrière plan, l’orgue Hammond tisse sa toile. A cet instant, la formation n’a jamais été aussi proche du SRV. Souvenez-vous de l'inoubliable "Tin Pan Alley". Superbe ! Et on retrouve le fantôme de Jimi Hendrix tout au long de la finale "Left behind", une piste au cours de laquelle le refrain est repris en chœur. Manifestement, The Black Circles prend dignement la succession de The Hoax… 

 





 
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