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Pop/Rock
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Double Live

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 07 février 2017
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The Bluesbones
Blues/Roots
Autoproduction

The Bluesbones est incontestablement une des meilleures formations blues belges. Classique, son style amplifié concède des accents rock évidents. Ce quintet réunit le chanteur Nico De Cock, le jeune guitariste Stef Paglia, le claviériste Edwin Risbourg, le batteur Dominique Christens et le bassiste Geert Boeckx. Ce dernier remplace Ronald Burssens, drummer qui avait participé à l’enregistrement du précédent opus, "Saved by the blues", paru en 2015.

Le 1er cd s’ouvre justement par "Saved by the blues", un R&B dansant de bonne facture. La voix de Nico passe bien la rampe ; mais c’est l’orgue d’Edwin qui tire son épingle du jeu. Cependant, The Bluesbones excelle surtout sur les plages lentes, un domaine au sein duquel les musicos ont davantage l’opportunité de se mettre en exergue. A l’instar d’"I’m still your man". Mais "Voodoo guitar" en est certainement un des plus beaux exemples. L’intro aux cordes est impeccable. La voix colle parfaitement à un ensemble tapissé par l’orgue. Mais manifestement, c’est la guitare de Stef qui brille de mille feux. Tout comme sur "She’s got the devil in me", un blues lent signé Cedell Davies, qui s’étale sur plus de 13’, une plage au cours de laquelle Stef semble hanté par le Stevie Ray Vaughan de "Tin Pan Alley". Le jeune gratteur a pris de la bouteille et il met son expérience au service de la compo. Il y injecte un max de feeling et brille par sa capacité à aligner ses notes… parcimonieusement et judicieusement. Dominés par les interventions d’orgue, "Riding out" et "No good for me" sont des blues rythmés. "Moonshine" nous entraîne dans le Delta. Paglia démontre qu’il est également à l’aise lorsqu’il glisse le doigt d’acier le long des cordes ; et sa slide se couvre d’accents bien métalliques. "Find me a woman" macère dans le Mississippi ; le bottleneck nous entraînant même du côté de Clarksdale.

On retrouve la même recette sur le second compact disc. D’ailleurs en ouverture, The Bluebones nous propose encore un r&b dansant. Tout au long de ce "Broken down car", Stef écrase ses pédales, dans l’esprit de SRV, voire de Freddie King. Et les blues lents sont, bien entendu, toujours de circonstance. A l’instar d’"I try", dont la guitare d’abord sur la réserve, monte progressivement en puissance, confirmant le doigté extraordinaire de Stef. Superbe! Nico brille au micro sur le paisible "Wrong" et lors de la finale, "Whiskey drinking woman". Incontestablement, Jimi Hendrix est un maître pour Paglia. Atmosphérique, caractérisé par ses accents empruntés à Band of Gypsies, "Runaway" en est une parfaite illustration. "Cruisin’" campe un boogie bien entraînant. Le "Devil’s bride" de Matt Andersen est superbement ficelé. Les sonorités d’orgue dispensées par Edwin nous plongent dans le Memphis R&B ; mais le morceau prend sa véritable dimension ‘live’, lorsque Stef commence à torturer ses cordes à la manière d’Hendrix. Les plages de ces deux opus figuraient déjà sur les deux elpees studio ainsi que sur le « Live @ the Bosuil ». Maintenant, il faut espérer que The Bluesbones puisse déterminer exactement la direction qu’il compte emprunter. Le combo représentera la Belgique, dans le cadre du prochain Euro Blues Challenge, qui se déroulera au Danemark, en avril prochain.

 





 
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