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Bones

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 13 décembre 2015
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The Delta Saints
Blues/Roots
e-a-r music / Edel / V2

Groupe de blues/rock, The Delta Saints est constitué de jeunes musiciens. Etabli à Nashville, il s’est formé en 2007. Au cours des premières années de son aventure, le combo publie quelques Eps sous une forme indépendante. Lorsque le succès est au rendez-vous, il grave un premier elpee officiel, "Death Letter Jubilee". Nous sommes alors en 2013. Depuis, il est constamment en tournée. "Bones" constitue son second opus. Le line up du band est inchangé. Il réunit le chanteur/guitariste Ben Rigel, le bassiste David Supica, le drummer Ben Azzi, le guitariste Dylan Fitch et le claviériste Nate Kremer. Particulièrement créative, sa musique est en constante évolution. Si au départ elle trempait dans un blues/rock classique, aujourd’hui elle se révèle particulièrement originale. La formation signe les dix plages de "Bones". Les sessions se sont déroulées au studio Sputnik Sound, à Nashville. 

"Sometimes I worry" nous plonge au sein d’un univers étrange, peuplé de sonorités invraisemblables, d'où s'échappe la voix frêle de Ben, avant que la plage ne se charge d’une puissance instrumentale étonnante. Et une slide parvient à trouver sa place au cœur de cette trame musicale complexe. Chaque musicien apporte son écot à cet impressionnant assemblage. "Bones" se révèle aussi surprenant. La voix est douce. Les claviers tapissent un ensemble au cours duquel les percussions de Ben Azzi servent de moteur à cette expression sonore. Responsables d’une transe psychédélique, les guitares préludent déjà "Heavy hammer", une compo secouée par les grondements de basse provoqués par Supica. Si Delta Saints avoue pour références majeures Led Zeppelin, Black Keys et autres White Stripes, c’est par modestie ; car son delta blues est bien plus aventureux et probablement destiné au futur. "Zydeco" continue de baigner au sein de ce monde étrange. Le piano est passé à l’avant-plan ; mais offensive, la section rythmique reprend rapidement le flambeau, laissant les parties vocales se dédoubler à l'infini. Une claque ! "La Butte La Rose" retourne aux racines. Un bottleneck véhicule des accords arides. La voix est expressive et solennelle. Subtiles, les cordes de Dylan parviennent cependant à se frayer un chemin au cœur de cette structure alambiquée. Largement amplifiées, fuzzy, torturées et implacables, elles attaquent "Dust", au sein d’un climat puissant, claustrophobe et écrasant. Et au cœur de cette machinerie sans concession, Ben Ringle se met à hurler. "My love" s’ébroue depuis les racines, avant que le tempo ne s’élève. La voix est bouleversante, reflétant impeccablement une intensité latente. Toujours aussi complexe, "Into the morning" autorise des sorties de cordes baroques, torturées, déjantées, qui se fondent dans les percus quasi-tribales de Ben Azzi. Des percus qui reprennent le pouvoir sur "Soft spoken", après une amorce plus tendre.  Moment choisi par Ringel pour adopter les intonations tortueuses d'un Robert Plant de ce nouveau millénaire. "Berlin" clôt cette œuvre particulièrement riche, un funk nerveux mais qui ne sobre jamais dans la répétition. Prodigieux ! 

 





 
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