Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Redemption & Ruin

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 13 février 2017
Image
The Devil Makes Three
Blues/Roots
New West / PiaS (Promo : Robbie Klandermann)

Issu de la Californie, The Devil Makes Three est responsable d’une musique qualifiée d’americana soit, pour la circonstance, le fruit d’un savant dosage entre bluegrass, country, folk, blues et jazz. Ce trio réunit le chanteur/guitariste Pete Bernhard, la bassiste Lucia Turino et le gratteur/banjoïste Cooper McBean. Eponyme, son premier opus est paru en 2002. En 2013, il a signé chez New West, label sur lequel il a publié l’album "I’m a stranger here", la même année. Son dernier long playing a été enregistré au studio The Butter Shoppe, à Nashville. Il réunit 12 reprises, découpées en deux volets, chacun de six morceaux. Ils sont sous-titrés "Ruin" et "Redemption". Lors des sessions d’enregistrement, le band a reçu le concours de quelques invités de marque. 

Ouvrons d’abord le chapitre "Ruin". Le combo l’ouvre par le "Drunken hearted man" du légendaire Robert Johnson. La version est imprimée sur un tempo vivifiant. Les cordes sont bien mises en exergue. Tant celles du banjo à 5 cordes de McBean, de la guitare, du violon de Shawn Camp ou de la steel guitare que se réserve Jerry Douglas. Lustrée par l’harmonica de Mickey Raphael (NDR : ce vétéran a milité au sein du Willy Nelson Band), "Champagne and reefer" de Muddy Waters est une petite perle. Pete s’affirme derrière le micro, face aux répliques de Lucia, alors que la guitare de McBean est vraiment insistante. Signé Willie Nelson, "I gotta drink" trempe dans le pur ragtime. Cooper est aux vocaux devant les lignes de basse tracées par le tuba de Larry Paxton, au cœur d’un climat traversé par le flux et le reflux du dobro et du violon. Le "Chase the feeling" de Kris Kristofferson nous plonge dans l’univers du folk. Les sonorités des cordes sont limpides. Tant celles des guitares baritone de Mc Bean et David Ferguson que de la pedal steel dévolue à Dan Dugmore (ex-Linda Ronstadt Band). Clarinette et violon colorent "I’m gonna get high", un morceau de Western Swing que Tampa Red avait composé au cours des années 30. Emmylou Harris se réserve le micro tout au long du folk lumineux "Waiting around to die", une composition signée Townes Van Zandt. Sa voix est d’une grande pureté. Et baigne au sein d’un climat particulièrement envoûtant. 

Place ensuite à la "Redemption". Quoique de bonne facture, ce volet est moins exceptionnel. On en épinglera quand même le jazz ragtime "There’ll be a Jubilee", le chouette bluegrass "I am the man Thomas", un "What would you give" qui met en exergue mandola, banjo et dobro, ainsi que le "Come on up  to the house" de Tom Waits, fruit d’un cocktail de ragtime, blues et gospel, au cours duquel Bobby Wood brille aux ivoires, alors que les vocaux sont overdubbés. Empreinte de douceur, la reprise du "The angel of death" de Hank Williams Sr clôt l’elpee. Un titre country dominé par le violon, le viola, et les guitares. Steel, pedal et puis solo que se réserve une ancienne gloire ; en l’occurrence Duane Eddy, aujourd’hui âgé de près de 80 balais.

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement