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Kill me with your love

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 14 septembre 2016
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The Dynamite Blues Band
Blues/Roots
Autoproduction / Hans Broere Promotion

Le chanteur/harmoniciste/pianiste Wesley Van Werkhoven, le drummer Neils Duindam et le guitariste JJ Van Duijn militaient au sein de Big Blind, un trio qui enregistrait pour le label Cool Buzz. En février 2013, ils recrutent le bassiste Renzo Van Leeuwen, et transforment leur patronyme en Dynamite Blues Band. Le quatuor batave publie son premier elpee, "Shakedown & Boogie", en 2014. Les sessions d’enregistrement de "Kill me with your love", se sont déroulées à Amsterdam.

De puissants riffs de guitare préludent "Even if you want to" ; mais l’harmonica de Wesley débarque rapidement. Une plage bien très rythmée, mais un rien trop courte à mon goût. Le Dynamite BB se complait dans une attaque très rythmique de ses compositions. "Dirty minded" s’inscrit très bien dans ce style, permettant à la guitare de JJ de se libérer très vite ; une piste qui bénéficie d’arrangements impeccables de voix et de cuivres. Des arrangements tout aussi parfaits dont jouit également "Trash and rumours", le sommet de cet opus. Le tempo est vif. Réverbérée, la gratte concède des accents ‘surf’ surprenants. La section rythmique et parfaitement huilée. Et le tout baigne dans une ambiance orientale. "Kill me (with your love)" rappelle le style du regretté Lester Butler. Van Duijn en profite pour, une fois encore, exécuter une sortie imparable sur ses cordes. Ballade indolente, "Strong love" est parfumé de R&B. La voix de Wesley est soignée. JJ s’autorise une nouvelle sortie chargée de sensibilité et tout en subtilité. Et elle est bien marquée, avant que Wesley ne prenne le relais à l’harmo, dans un climat qui révèle une grande complicité entre les musiciens. La gratte attaque en force "Dynamite Momma", un rock’n’roll au cours duquel elle est constamment à l’avant-plan. "The Big unknown" est balisé par la section rythmique, un shuffle qui sert de rampe de lancement à Van Duijn pour sortir à nouveau de sa réserve ; et il se distingue sur ses cordes, à travers une tonalité étonnante, très susceptible de rappeler Jimmy Vaughan. "Too busy" est toujours bien rythmé. La plage replonge dans l’univers de Lester Butler et des Red Devils. L’ambiance y est propice. Et la voix y contribue. La connivence entre les deux solistes est manifeste, en l’occurrence entre la slide de JJ et l’harmo du frontman. "No cent" nous transporte dans le jump. Il y a de la rage dans la voix, du swing ; et le piano, bien à l’avant-plan, soutient parfaitement les cordes en folie! Du tout bon! Majestueuse, "Two sides" est une nouvelle ballade, dont l’intro cuivrée émarge au r&b. "This ain’t over" est un blues/rock au cours duquel JJ se fait à nouveau plaisir sur ses cordes en leur administrant des tonalités particulièrement originales. Stimulé, Wesley signe alors son meilleur envol à l’harmonica. "Misery", morceau final, est plus paisible. Les cordes sont discrètes alors que la musique à bouche entretient un climat de tristesse.

 





 
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