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Apocalipstick

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 27 aoűt 2017
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The Harpoonist & The Axe Murderer
Blues/Roots
Factor / Sarah French Publicity

Après avoir publié le très prometteur elpee "A real fine mess", en 2014, le duo de Vancouver nous propose son second, "Apocalipstick". Pour l’enregistrer, le chanteur/harmoniciste Shawn Hall, alias The Harpoonist, et Matthew Rogers, aka The Axe Murderer, préposé à la guitare, à la basse et aux synthés, ont reçu le concours de quelques musicos, dont le producteur John Raham, aux drums et percussions. Originale, la musique se caractérise par ses arrangements complexes, ses recherches sur les sonorités et un travail constant sur les voix. Faut dire que pour la circonstance, Shawn est entouré par pas moins de sept autres vocalistes. Le résultat est plutôt coloré, à l’instar de l’illustration de la pochette, qui reproduit des lèvres multicolores. Coloré voire psychédélique, car le climat est propice à l’aventure et au voyage. Bien sûr, l’opus n’est pas englouti sous un flot de guitares acides, mais balayé par une folie orchestrale sonore…

D'ailleurs, des tonalités chiadées, dispensées par les synthés de Matthew, ouvrent la voie à "Get ready", une piste dont la rythmique bien marquée rappelle le Bo Diddley beat. John Raman déverse de solides percus. Une rythmique qui se révèle bien nerveuse sur "Nancy", un morceau dominé par l'ensemble vocal. Et si les sonorités de la guitare sont découpées au rasoir, le refrain adopte un profil accrocheur, pop même. Un riff rythmique appuyé balise "Forever fool". La voix de Harpoonist s’y révèle autoritaire. Des cordes réverbérées introduisent "I'm back", un blues contemporain, caractérisé par des harmonies vocales élaborées. Mr Hall chante nerveusement "Pretty please", un rock singulier au cours duquel harmonica débridé et percus sont à l’offensive. Et d’une voix pure, "Treat me kind", une jolie ballade roots enrobée de chœurs et découpée dans les cordes acoustiques. L’opus nous réserve encore toute une série de brèves compos complexes et bien fignolées qui explorent judicieusement les parties vocales. A l’instar de l’allègre "Marianne". Souligné par les brefs jaillissements d’harmo, la voix s’impose sur "Father's son", un morceau au cours duquel la guitare trafiquée de Matthew prend son billet de sortie, en entraînant dans son élan les claviers de Geoff Hilhorst. La finale est excellente. Le chant slalome entre percussions et synthés, à la rencontre des autres voix. Mystérieuse et éclatante, cette aventure psychédélique est décidément peu ordinaire !

 





 
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