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Go back home to the blues

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 13 décembre 2015
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The Knickerbocker All-Stars
Blues/Roots
JPCadillac / Frank Roszak Promotions

Le Knickerbocker Café est un club construit au cours des années trente. Il est situé à Westerly, Rhode Island. Le célèbre big band Roomful of Blues y est né en 1967, suite à la rencontre entre le guitariste Duke Robillard et le pianiste Al Copley. Ce qui allait permettre au band de célébrer le jumping blues, en y injectant un max de swing à l’aide d'une large section de cuivres. Ce café est aujourd'hui devenu le Knickerbocker Music Center et sert à la fois de salle de concert et de centre d'éducation musicale. Et c'est au même endroit qu’est né le projet du Knickerbocker All Stars.

Son premier opus, "Open mic at the Knick", est paru en 2014. Pour ce "Go back home to the blues", c’est Al Basile qui signe les notes de la pochette. Cet ex-trompettiste de Roomful of Blues a aussi composé quatre plages. Faut dire qu’il a acquis une certaine notoriété comme chanteur/compositeur de R&B. Et il a publié de nombreux elpee solos. On retrouve au sein du collectif, plusieurs membres du big band, dont le fondateur Al Copley ainsi que Doug James, Rich Lataille et Carl Querfurth aux cuivres. Sans oublier le drummer Mark Teixeira et le bassiste Brad Hallen, soit l’actuelle section rythmique de Duke Robillard. Quelques invités ont également apporté leur concours et tout particulièrement le guitariste Monster Mike Welch, le saxophoniste ténor Gordon Beadle et le trompettiste Doc Chanonhouse. Mais aussi quelques redoutables chanteurs...

En ouverture, "36-22-36" ressemble à une présentation sur scène. Chargé de swing et adoptant un ton jazz, le piano de Copley tire son épingle du jeu. La voix de Sugar Ray Norcia est magique, alors que le sax ténor prend son envol au cœur d’un mur de cuivres. Les cordes de Welch introduisent la cover du "You know that you love me" de Freddie King, une compo imprimée sur une rythmique implacable. Willie J. Laws (NDR : c’est un Texan !) se réserve le micro. Le jeune Monster injecte un max de feeling et de grâce dans ses cordes. Brian Templeton (ex-Radio Kings) chante classieusement le "Cadillac Baby" de Roy Brown, un titre qui fait la fête au R&B et au jump. "Brand new fool" baigne au sein d’un climat torride. Un morceau issu de la plume d’Al Basile. Norcia mène la danse. Copley semble très inspiré sur ses ivoires. La section rythmique est impressionnante de solidité. Le "Something to remember you by" d'Eddie Jones, alias Guitar Slim, est chanté par Laws, un blues lent à la louisianaise au cours duquel Mike Welch prend un billet de sortie tout en sensibilité. Nouveau coup de jump pour le "Take it like a man" de Chuck Willis. Norcia drive de sa voix chaleureuse cette piste qui permet au sax baryton de Doug James de prendre son envol. Deux plages instrumentales. Tout d’abord "Hokin'". Un gala de saxophonistes, talentueux, il est vrai. Puis "Blockbuster boogie". C’est le piano qui balise l’ensemble ; avant que la trompette de Doc Chanonhouse n’apporte une forme de délivrance. Al Basile démontre qu’il a également une bonne voix tout au long de son "Don't you ever get tired of being right?", une plage gorgée de swing, au cours de laquelle il accorde une brillante intervention sur son cornet. Signé Reuben Brown, "He was a friend of mine" est un autre blues lent classieux. Welch s’y révèle très en verve dans un style réminiscent du grand BB King. Templeton chante une autre composition de Basile : "Go back home to the blues". De toute bonne facture, ce R&B permet à Welch de libérer toute sa passion. "Annie get your thing on" macère dans un climat néo-orléanais. Templeton est aux vocaux pour cette dernière compo d’Al Basile, entretenue par des cuivres particulièrement fiévreux. Ce superbe opus se referme par le classique de Larry Davis, marqué par l'ultime envol de Mike Welch, "I tried". Et on soulignera également le superbe travail opéré par Jack Gauthier, à la mise en forme.

 





 
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