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In any town

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 15 novembre 2016
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The Lucky Losers
Blues/Roots
Dirty Cat / Frank Roszak Promotions

Etabli à San Francisco, The Lucky Losers, c’est avant tout un duo réunissant la séduisante Cathy Lemons et l’harmoniciste Phil Berkowitz. Les deux artistes se partagent les vocaux. Pour enregistrer "In any town", ils ont reçu le concours du guitariste Marvin Greene, de l’organiste Chris Burns, du bassiste Tim Wagar et du drummer Robi Bean. "A winning hand", le premier elpee de ce team, était de toute bonne facture. En enregistrant le suivant, on a l’impression que le duo a trouvé sa voie. Mais également l’équilibre entre les deux voix. Les sessions se sont déroulées au sein du studio Greaseland, à San José, c’est-à-dire celui du guitariste des Nightcats, Kid Andersen. En outre, l’équipe a reçu la collaboration d’une belle brochette d’invités. Le long playing recèle neuf compositions originales et deux reprises.

"So high" nous plonge instantanément au sein de l’univers du duo. La conjugaison des deux voix ne manque pas de charme. Phil souligne parfois ses interventions à l’aide d’envols percutants sur l’harmo. Et l’ensemble est illuminé par les interventions, à la gratte, du maître des lieux, le redoutable Kid Andersen. Lemons signe "It ain’t enough", une plage empreinte de douceur. Elle la chante d’une voix soul voluptueuse. L’instrumentation alimente ce climat cool, entretenu par l’orgue de Burns et le piano électrique Fender Rhodes de Kid Andersen. "Jackson" est une chanson écrite en 1963 par Billy Edd Wheeler et Jerry Leiberfut. Johnny Cash et June Carter l’avaient traduite en hit dès 1967. Puis Nancy Sinatra et Lee Hazlewood. Interprétée par Cathy et Phil, la nouvelle version est réussie ; et la sortie à l’harmonica est impeccable. Miss Lemons chante d’un timbre suave, le blues lent "Don’t let ‘em see ya cry", face à une section de cuivres au sein de laquelle s’évade Michael Peloquin sur son saxophone ténor. Marvin Greene en profite pour se réserver un solo chargé de feeling (NDR : et inspiré par BB King) sur ses cordes, alors que Phil s’applique sur son harmo chromatique. La voix purement soul de Berkowitz alimente "Blind man in the dark". La section de cuivres est toujours au poste ; mais pour la circonstance, c’est le Californien d’adoption, Terry Hanck, qui prend son envol sur le saxophone ténor. Shuffle remuant, "I can’t change ya" se distingue par une sortie impeccable de Frank Goldwasser sur sa slide. Funky, "Still enough time to cry" se signale par les excellentes interventions des solistes : le piano syncopé de Burns, les cordes de Greene et l’harmo de Phil. Cathy chante passionnément "Give me a sign", un autre blues de bonne facture qui nous entraîne dans les swamps. Jeff Jensen, le citoyen de Memphis, écrase ses pédales wah wah. Et ses interventions sont géniales. Le titre maître campe une jolie ballade. Simple, mélodieuse, elle permet à Kid Andersen de s’illustrer sur les cordes, des cordes chargée de feeling et lumineuses. Puissant, "Devil’s dream" est une plage qui agrège acoustiques et électriques. Elles se révèlent même aventureuses… Ne sommes-nous pas à San Francisco ? Sans doute la plage la plus originale. Un créneau qui mériterait d’être davantage exploité dans le futur… Soutenu par un brass band, la reprise du "Small town talk" de Richie Danko et Bobby Charles libère des fragrances à coloration néo-orléanaise…

 





 
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