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Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 21 juillet 2014
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The Nighthawks
Blues/Roots
Ellersoul / Frank Roszak Promotions

Dans l’univers du blues, The Nighthawks est certainement l'une des plus anciennes formations qui fréquente encore le circuit des bars et des clubs. Du blues que le combo mêle au R&B, doo wop et rockabilly. La figure de proue est Mark Werner, membre fondateur qui drive le combo depuis 1972. Un chanteur/harmoniciste dont les bras sont intégralement tatoués. Sa réputation, le groupe de Washington DC l’a bâtie sur le duo Mark Werner/ Jimmy Thackery. Guitariste, ce dernier embrassera une carrière solo dès 1986. Par la suite, toute une série de gratteurs vont défiler : Jimmy Hall, Jimmy Nalls, Danny Morris, Pete Kanaras, … Depuis plus de dix ans, ce rôle est assuré par Paul Bell. Le line up est complété par le bassiste Johnny Castle et depuis 2010 du drummer Mark Stutso. Les quatre musicos participent aux vocaux !

Après 40 années d’existence, on se doute bien que la discographie du band est imposante. Leurs deux derniers opus remontent à 2010 et 2012. "Last train to Bluesville" est paru chez Rip Bang, et "Damn good time", sur Severn. Ce dernier essai est paru sur le label Ellersoul, un label très actif qui avait publié l’an dernier un superbe long playing de 4 Jacks, formation impliquant le gratteur texan Anson Funderburgh.

"Walk that walk" ouvre la plaque. Soutenu par les chœurs doo-wop de ses trois acolytes, Mark chante ce rockabilly. Wenner prouve qu'il n'a rien perdu de sa verve à l'harmonica, poussant ses notes dans leurs derniers retranchements. Imprimé sur un mid tempo, "Livin' the blues" est un blues buriné par la voix nasillarde et relativement usée du leader. Son message passe pourtant en puissance. Il souffle dans son harmo comme si ses jours étaient comptés! Il est vrai qu'il a été opéré à cœur ouvert en 2012. Débordant d’énergie, "444 A.M." nous replonge dans le rockabilly. Paul Bell joue en pickin' alors que Mark a déjà rechargé son instrument de poche! Une voix soul, chargée de passion (NDR : probablement celle de Mark Stutso), interprète "You're gone", un blues classique. Wenner a récupéré le micro pour attaquer l’excellent "Honky Tonk queen", une plage captivante qui évolue dans un registre honky tonk/country rock. Elle est même le théâtre d'une nouvelle sortie des solistes. Ludique, "Got a lot of lovin'" opère un retour au rock'n'roll. Les vocaux sont partagés tout au long du blues/soul "Crawfish". "High snakes" constitue la première accalmie de l’elpee ; une tendre et douce ballade fort bien ficelée, au cours de laquelle Paul Bell brille sur les cordes. "The price of love" est incontestablement une des meilleures plages du long playing, un R&B très participatif caractérisé par les interventions vigoureuses à l’harmo alors que Bell est passé à la guitare slide. Et "No secrets" adopte la même formule ! Stutso chante "Nothin' but the blues", un blues unplugged. Empreint de pudeur et de douceur, il est enrichi par la présence d’une slide aux interventions de toute beauté. La reprise du "Louisiana blues" de Muddy Waters préserve l’authenticité de la version originale. De bonne facture, cet elpee s’achève par "Roadside cross", une ballade folk roots qui met en exergue la mandoline du Japonais Akira Otsuka.

 





 
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