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The No Refund Band

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 19 décembre 2012
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The No Refund Band
Blues/Roots
Frank Roszak Productions

Le No Refund Band est né en 1998, lorsque le guitariste Mike Crownover décide de monter son groupe. Depuis, la formation a rencontré des fortunes diverses et subi de nombreux changements de line up. Il faudra attendre l’arrivée du chanteur Ricky Jackson et du bassiste Rik Robertson, juste avant un concert à Fort Worth (NDR : c’est au Texas), pour stabiliser le band. Le nouveau trio intègre alors une section de cuivres ; en l’occurrence le trompettiste Jim Brady et le saxophoniste Anthony Terry. Le No Refund Band est enfin sur les bons rails, d’autant plus qu’il bénéficie alors de la complicité de Walter Cross à la batterie. Leur premier elpee a été mis en boîte au studio Sugarhill, à Houston. Un excellent opus au cours duquel le combo aborde une belle amplitude de styles.

Signée Kevin Bowe, "Blues is my business" ouvre la plaque. Un Memphis blues bien rythmé qui ne manque pas de charme. Puissante, la voix de Jackson colle parfaitement au style. Guitariste subtil, il distille de courtes phrases inspirées par Albert King. Invité, Travis Doyle se réserve l’orgue Hammond. Les cuivres sont à la fête. Cette plage me rappelle Electric Flag, un groupe qui a sévi à la fin des sixties, au sein duquel militait Buddy Miles et le légendaire Mike Bloomfield aux cordes. "Come down slow" nous propulse de l’autre côté de la frontière américano-mexicaine. A cause de l’instrumentation. Jackson maîtrise parfaitement son sujet tout au long de cette plage caractérisée par une bien jolie mélodie. La reprise du "Eleonor Rigby" des Beatles est à la fois excellente et surprenante. Personnelle aussi. La voix de Ricky est chargé de passion et de feeling, tout au long de ce classique au sein duquel viennent parfaitement s’intégrer interventions de violon, de violoncelle (Max Dyer), de trompette et accords de gratte astucieusement psychédéliques. La voix de Jackson est rejointe par celle, empreinte de douceur, de la Texane Tommie Lee Bradley, sur "Fall again", une tendre ballade bercée de cordes. "Just to be blues" est le blues lent de circonstance. Ricky chante ce morceau dans un registre très proche de celui du ‘genious’, Ray Charles. Miss Bradley lui donne à nouveau une excellente réplique face à l'orgue Hammond et le piano de Randy Wahl. Imprimé sur le beat de Bo Diddley, "One more drink" est une des moments forts du long playing. Puissante, cette piste réverbère un écho jusque dans le rythme pour mettre en valeur la force naturelle du chanteur, qui s’autorise même une sortie audacieuse et menaçante sur ses cordes. Autre blues lent, "One more drink" démarre délicatement par des accords de guitare acoustique. Exacerbée, la sensibilité du leader est parfaitement traduite par sa voix. "Soul shine" est une des meilleures compos écrites par Warren Haynes (Govt Mule et Allman Brothers). Ricky et Tommy Lee se partagent remarquablement les vocaux tout au long de cette version qui autorise une brillante sortie au sax ténor! On a aussi droit à deux plages d’inspiration plus hispaniques. Elles sont issues de la plume de Hoyt Axton, compositeur américain disparu à la fin du siècle dernier. Tout d’abord « Spain prelude », caractérisé par une excellent intro accordée à la trompette par Brady. Puis "Never been to Spain", une plage dont la rythmique me rappelle Bob Seger. Et elle est à nouveau soulignée par un envol brillant de Terry au sax. De bonne facture, cet elpee s’achève par une cover du classique "Willie the wimp".  

 





 
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