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V For Vaselines

Écrit par Akim Serar - mercredi, 08 octobre 2014
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The Vaselines
Pop/Rock
Rosary Music (Promo : H.I.M. Media)

L’histoire des Vaselines, longtemps faite de pointillés, prend donc un nouveau virage, vingt-cinq ans après leur première sortie de route.

Groupe atypique s’il en est, le combo d’Édimbourg, constitué principalement du duo Eugene Kelly – Frances McKee, n’a jamais cherché le succès et ne l’a d’ailleurs jamais trouvé.

Forcément, on doute que les événements changent aujourd’hui.

Mais pour autant, il ne faudrait surtout pas mésestimer le potentiel de ce sympathique combo et de son tout nouveau bébé.

Injustement méconnu, The Vaselines ne doit sa relative notoriété qu’à l’admiration sans borne que leur vouait un certain Kurt Cobain, de son vivant.

Trois reprises (dont le magnifique « Jesus Doesn’t Want Me For A Sunbeam » lors du MTV unplugged), qui l’espace d’un instant, éclairaient le monde sur un des joyaux de la Reine, jalousement gardé par une frange d’adorateurs d’une certaine Pop aux couleurs délavées et jetaient la lumière sur ce modeste groupe écossais.

Alors catalogué groupe mythique sans pour autant susciter un quelconque intérêt, tout laissait présager que le groupe allait connaître la fin obscure que lui même s’était dessinée en 89 (en se séparant la semaine même de la sortie de « Dum Dum », leur premier elpee).

Ressortis de la naphtaline par le label Sub Pop (déjà en 92), les petits protégés de Stephen McRobbie (The Pastels) se languissaient jusqu’en 2010 avant de  sortir leur deuxième opus.

Et toujours dans une semi indifférence.

Au final, donc, quatre années seulement nous séparent de ce dernier essai, prompt à réveiller la curiosité de certains d’entre nous.

Alors, quid de ce « V For Vaselines » ?

D’abord, il y a ce titre, en forme de boutade, rappelant à qui veut l’entendre que le groupe ne s’est jamais pris au sérieux.

Ensuite, épinglons la pochette, où le duo s’affiche plus rebelle que jamais.

Cuir et casquette, comme au bon vieux temps de ‘l’Équipée Sauvage’.

Et de fait, le premier titre « High Tide Low Tide » pétarade d’entrée de jeu.

Papapa papa pa Papapa papa pa Papapa papa pa !

La suite est du même acabit.

Les mélodies sont accrocheuses, entraînantes, faussement niaises, délicieusement candides, et s’enchaînent sans s’essouffler.

La complicité reste palpable entre les deux voix, et souligne le lien ténu qui les unit, portant les chansons sur de solides épaules.

Finalement, c’est peut-être la recette simple et imparable d’une Pop intelligente et éternellement fraîche ?

Quant aux intros, elles sont généralement directes et efficaces, de manière à saisir l’attention immédiatement.

Sans surprise, dès lors, le charme opère tout du long.

« V for Vaselines », comme deux doigts frondeurs et qui narguent le succès du haut de la juvénile insouciance de ses membres fondateurs.

L’art de trousser des morceaux irrésistibles aux accents indémodables, même quand ils frôlent un semblant d’insipidité (« Single Spies »).

Derrière cette façade à la dualité affichée comme des rideaux aux fenêtres d’une maison close (entre douceur et vice) se glisse le propos irrévérencieux de deux têtes bien pleines et qui ont encore leur mot à dire.

Décidément, avec The Vaselines, tout passe nettement mieux !





 
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