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Bringing Satan down

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 11 janvier 2017
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The Vaudevillian
Blues/Roots
Busted Flat / Sarah French Publicity

The Vaudevillian nous vient d’Hamilton, dans l’Ontario ; une formation responsable d’une musique traditionnelle, née avant la grande guerre ; une expression sonore authentique, des racines, née d’un mélange entre ragtime, folk, jug et blues. Le premier elpee du band canadien remonte à 2013. Il s’intitule "Beedle Am Bam". Et le suivant, "Salty Dog", à 2014. Le trio est constitué de jeunes musicos. Il réunit Brendan J. Stephens, alias Jitterbug James (chant, guitare et carzoobamaphone, un instrument à vent insolite), Norah Spades (chant, washboard, kazoo) et Piedmont Johnson (basse). Lors des sessions de ce "Bringing Satan down", le combo a reçu le concours du pianiste Dan Edmonds, sur plusieurs titres. Enfin, c’est Jitterburg James qui signe l’essentiel du répertoire.

Tendre ballade, "Broom shouter" ouvre joliment la plaque. La voix de James est chevrotante. L’instrumentation est limitée aux cordes acoustiques, au frottoir et au piano barrelhouse derrière lequel siège Edmonds. Ragtime rythmés, nerveux même, "James Street turnaround" et "Sweet honey thighs" consomment du rock’n’roll avant la lettre, celui des années 1920. La voix du leader est toujours aussi frémissante, mais agréable à l’oreille, tout au long de "Sail away", une plage au cours de laquelle Johnson tire parfaitement son épingle du jeu sur sa lourde basse acoustique. Tout comme sur le traditionnel "He’s in the Jailhouse now" et le ludique "The duck’s yas yas yas". Sèche, basse et washboard se frottent rageusement lors du bref instrumental "Dry bone shuffle". Sculptée dans le folk/blues, "Montreal to Memphis" est une ballade qui ne manque pas de charme. Le kazoo de Norah s’immisce dans l’ensemble ; et ses interventions sont judicieuses, rappelant la quintessence des jug bands de l’époque, comme les Cannon’s Jug Stompers ou le Memphis Jug Band. Des accords de piano surannés abordent "Banjo blues", un ragtime aguicheur auquel les trois vocalistes participent. Jitterburg James y démontre tout son talent sur les cordes acoustiques. "Grind so fine" lorgne davantage vers le blues. Norah chante d’une voix de petite fille. Perçante. Criarde même. Johnson d’un baryton en colère. Medley, "Viola Lee/Spidernest blues" change radicalement de tempo. Le band s’attaque au "Bootlegger’s blues" de Bo Carter, aka Armenter Chatmon (NDR : ce bluesman de la première vague a milité chez le légendaire Mississippi Sheiks, un groupe impliquant notamment les frères Chatmon). Le titre maître clôt le long playing. Le jug band brille alors de mille feux et le carzoobamaphone entre en effervescence.

 





 
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