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This time

Écrit par Jean-Claude Mondo - mercredi, 21 septembre 2016
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They Call Me Rico
Blues/Roots
Voxtone

Originaire de Montréal, Frédéric Pellerin, alias Rico, est chanteur et multi-instrumentiste. Il a sévi tout un temps au sein du groupe Madcaps. Aujourd’hui, il vit à Lyon. Il a baptisé son nouveau projet, They call me Rico. Véritable homme-orchestre, il gratte sa guitare, tout en actionnant du pied des percus. Et bien sûr, il assure les vocaux. Parfois, il est épaulé par quelques potes, à l’instar du violoniste/claviériste Charlie Glad. Basiquement folk, la musique de cet artiste est teintée de blues primaire. A son actif, deux elpees, un éponyme en 2011 et "This kind of life" en 2014.

Le titre maître ouvre l’opus. Et il est superbe. Entraînant aussi. A cause des interventions dynamiques et irrésistibles exécutées au piano. La voix de Rico est chargée de passion. Ses interventions à la gratte électrique sont particulièrement énergiques. Et le tempo imprimé tout au long de "Down down down" est aussi nerveux. Piano et orgue se conjuguent. Et Rico chante comme un possédé avant d’allumer ses cordes. Superbe ballade roots, "We’ll meet again" se distingue par sa ligne mélodique imparable. La rencontre entre cordes acoustiques et électriques est bien équilibrée. L’orgue communique sa chaleur à l’ensemble. La voix de Rico est brillante au cœur de ce climat paisible. "The first" nous entraîne dans le Delta, un blues ravageur caractérisé par des sonorités de slide primaires ; et celles du violon communiquent une touche d’originalité à un ensemble écorché par la voix rugueuse et les cordes qui ne le sont pas moins. "Treat me like a dog" nous emmène au cœur des collines du Mississippi. Les tonalités sont écrasantes et dévastatrices. Torturée, la voix semble hantée par celle de feu Captain Beefheart ou alors d’un Howln’ Wolf bronchiteux. Et les percus entretiennent cette ambiance lourde et menaçante. "Lonely Bleed" continue de macérer dans cette atmosphère digne des juke joints. Tribales, les percussions en remettent une couche. La voix est délibérément éraillée. "Everlasting kind" opère un retour dans le folk. Mais un folk riche, élaboré, subtilement déjanté, acide. La voix est envoûtante. Et un orgue vient s’immiscer dans le décor. Le spectre du regretté Syd Barrett plane… Furieux, "Lights go out" adopte une attitude punk. Malicieuse, l’intervention à l’orgue communique une tonalité psychédélique à l’ensemble. Une compo propice au climat de transe. Un bottleneck s’invite tout au long de "Song for Leon", une ballade folk acoustique empreinte de sérénité. Et il est le bienvenu. Une version acoustique de la ballade roots "We’ll meet again" clôt le long playing. Rico y souffle dans son harmonica. Et on épinglera encore l’excellente mise en forme dont bénéficie cet LP.

 





 
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