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Change my game

Écrit par Jean-Claude Mondo - mardi, 16 mai 2017
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Thorbjorn Risager & The Black Tornado
Blues/Roots
Ruf / V2

Danois, Thorbjorn Risager est un remarquable chanteur. C’est également le leader du septuor,  The Black Tornado, un groupe fondé à Copenhague, en 2003. "Change my game" constitue déjà son onzième opus. Il fait suite à "Too many roads", paru en 2014, et un ‘live’, baptisé "Songs from the road", en 2015, deux disques qui avaient reçu un accueil très favorable auprès de la critique.

Indolent, "I used to love you" ouvre la plaque. Le tempo est destiné à bien mettre en exergue la voix expressive du leader. Et bien graveleuse, elle peut décoller, tout au long de "Dreamland". L’ambiance y monte progressivement en puissance, au fil des interventions instrumentales. Impressionnant ! Funky r&b, "Change my game" se distingue par son refrain entraînant. Paradoxalement, "Holler 'n' moan" puise à la fois dans le country blues originel et les sonorités contemporaines. La gratte est traitée au bottleneck. Les chœurs et les cuivres (NDR : et tout particulièrement les interventions à la trompette de Peter Kehl) libèrent toute leur amplitude. Nouveau changement de registre pour "Hard time", une ballade roots, au cours de laquelle Peter Skjerning exprime toute sa sensibilité à travers ses accords de guitare. Superbe ! Flemmard, "Long gone" est dominé par la voix autoritaire du leader. L'accompagnement est discret mais d'une richesse insoupçonnée. Il implique claviers, cordes et cuivres. "Hold my lover tight" sonne le retour du rythme, une piste dont la force de pénétration est favorisée par le rôle de la section rythmique, au sein de laquelle la guitare se fond littéralement, alors qu’Emil Balsgaard tapisse l’ensemble de son orgue. Ce qui n’empêche pas Peter de s’autoriser un envol remarquable sur ses cordes. "Maybe it's alright" constitue certainement le sommet de cet opus. Martin balise le tempo de ses drums. La voix de Thorbjorn est de nouveau impérieuse. Miriam Mandipira-Mumba lui donne la réplique. Une compo qui ne dépareillerait pas dans le répertoire des Rolling Stones contemporains. "Train" nous entraîne dans le delta. Saccadée, la cadence emprunte le rythme du chemin de fer. De quoi mettre parfaitement le traitement au bottleneck sur rails. Les crépitements d'un vieux vinyle enrichissent l’intro de "Lay my burden down", une piste dont le climat blafard, mélancolique et mystérieux, est entretenu par les cuivres et accentué par la voix de Thorbjorn. Elle se traîne même parfois, comme si elle musardait au cœur d’un cortège funéraire… Particulièrement élaboré, "City of love" clôt cet LP. Tous les musicos sont au poste. L’orgue de Balsgaard tisse la trame avant de céder le relais aux cordes de Skjernning, au sein d’une atmosphère majestueuse… 

 





 
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