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Dernier Appel

Écrit par Didier Deroissart - vendredi, 26 septembre 2014
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Tiken Jah Fakoly
World/Reggae
Barclay / Universal Music

De son véritable nom Doumbia Moussa Fakoly, Tiken Jah Fakoly et né le 23 juin 1968, à Odienné, en Côte d'Ivoire. Issu d'une famille de forgerons, il découvre relativement tôt la musique reggae et monte son premier groupe, Djelys, en 1987. Grâce à ses concerts il acquiert une notoriété, d’abord locale, puis nationale. Ce n’est cependant qu’en 1998, qu’il se produit en Europe. Pour la première fois à Paris. En 2002, il participe à la Fête de l’Humanité. Puis en 2005 et en 2008, année au cours de laquelle 50 000 personnes l’applaudissent sur la grande scène du Parc de La Courneuve. Mais l’année 2003 constitue une année charnière pour l’artiste. Il est invité à se produire dans le cadre du festival Musiques Métisses d’Angoulême (NDR : il y reviendra en 2005). S’exile au Mali, suite à des menaces de mort. Décroche une Victoire de la Musique, dans la catégorie album Reggae/Ragga/World pour l'album « Françafrique ». Enfin, il est à l’affiche de l’édition 2005 du festival ‘Le Rock dans tous ses états’ d’Évreux.

« Dernier Appel », c’est le neuvième elpee studio de l’artiste. Sur l’image de la pochette, on y voit Tiken Jah Fakoly, entouré d'enfants, empoigner un énorme porte-voix. C'est un signe. Il invite les générations futures africaines à prendre leurs responsabilités et surtout leur avenir en main. « Dernier Appel » est donc un titre parfaitement judicieux. En invitant Nneka, Patrice et Alpha Blondy, ce voyage africain est plus doux et digeste que celui entrepris à Kingston. Et c’est le morceau maître qui ouvre le long playing. La voix de Nneka se pose sur « Human Thing », une plage à la fois rafraîchissante et percutante. « Le Prix Du Paradis » adopte un discours semblable à celui de Peter Tosh : tout le monde veut aller au paradis, mais personne ne veut mourir. Il argumente le propos, en incitant le peuple à se remuer les fesses pour y accéder. « Diaspora » met en scène Alpha Blondy et Tiken, deux frères qui se seraient réconciliés. Une superbe compo interprétée dans la langue de Shakespeare.

D’une grande délicatesse, « Tata » et « Saya » sont enrichis d’instruments traditionnels mandingues (NDR : répartis aujourd'hui entre la Guinée, le Mali, le Nord de la Côte d'Ivoire, l'Est du Sénégal et de la Gambie, la plupart des griots mandingues partagent une même tradition de chants déclamatoires et l'usage de certains instruments emblématiques dont la kora, le balafon, le n'goni et le djembé.) « Tata » figurait déjà  sur l’elpee « Cours d'Histoire ». Superbe, la nouvelle version est acoustique. Après « Dakoro », place à « War Ina Babylon », excellente reprise signée par la star jamaïquaine Max Roméo. Nneka et Patrice participent aux vocaux sur cette cover, plus percutante que l'originale et surtout plus africaine.

« Too Much Confusion » prend un virage soul, tout en respectant un profil reggae africain. Il se révèle également beaucoup plus contemporain. Pour conclure, Tiken en est sûr, « Quand l'Afrique Va Se Réveiller »…  Votre serviteur avait vraiment apprécié le set de l’artiste accordé dans le cadre du dernier festival ‘Couleur Café’. Sous cet angle, l'Afrique positive, colorée, métissée, est un pur bonheur

 





 
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