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Swamp Rock Country Blues

Écrit par Jean-Claude Mondo - vendredi, 13 octobre 2017
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TG Swampbusters
Blues/Roots
Booze / Sarah French Publicity

Issu d’Hamilton, dans l’Ontario, TG, de son véritable nom Tim Gibbons, est chanteur, guitariste et compositeur. Il a baptisé son backing group du patronyme Swampbusters. Soit une section rythmique constituée du bassiste Swampy Jo Klienfeltr et du batteur Patch. Le blues/rock du trio macère au sein des marais louisianais. Le combo avait publié un premier opus en 2015, "Swamp Tooth Comb". L’expression sonore n’a recours à aucun artifice et ne s’embarrasse guère de subtilités techniques. Elle privilégie l’impact direct. Et volontairement décontracté !

TG souffle dans son harmonica avant d'emprunter paisiblement les trois accords basiques du blues, avant de hausser le rythme pour aborder "Honky Tonk song", un swamp blues proche du style de Jimmy Reed. Sa voix est persuasive. Manifestement, il a de l'expérience ; d’ailleurs, Swampy et Jo n'ont plus qu'à suivre leur leader! Blues lent très donwnhome, "Five minutes past midnight" est introduit par des notes fluides. Nonchalant, le vocal reflète le climat lourd du Sud profond. Rock implacable, "One hundred proof blues" est balisé par une rythmique stonienne. On imagine même la silhouette de Tim se dodelinant frénétiquement derrière son micro, tel un Mick Jagger envoûté. Récréatif, "She always ate her crackers in bed" nous replonge dans le delta. Un blues/roots primitif entretenu par les cordes acoustiques et l’harmo. Une rythmique lourde et puissante domine "Pitching a tent". Le spectre du ZZ Top originel se met à planer et nous entraîne sur les pistes poussiéreuses du Texas. Et quoique proches du boogie, "Twist my rubber arm" et "Cranberry corners" sont également hantés par le célèbre trio de Houston. La basse de Swampy Joe pilote "Whiskey woman", une plage hypnotique qui baigne dans les swamps. Et c’est plutôt le fantôme de Tony Joe White qui se met ici à rôder. Enigmatique, "The devil gets his due" se singularise par un vocal flemmard. A contrario, enthousiaste, Tim force la voix sur le southern rockin' blues "Georgia rollin' stone", face aux cordes dédoublées. Blues particulièrement basique, "Baby sin" s’enfonce une dernière fois dans les marais tout en libérant un maximum d'énergie. Le long playing se referme par "She gave me the blues", un delta blues paisiblement acoustique…

 





 
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