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Tough Love

Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 26 avril 2015
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Tinsley Ellis
Blues/Roots
Heartfixer / Sonic RendezVous

Chanteur et guitariste de blues, Tinsley Ellis est né à Atlanta. Après avoir passé son enfance en Floride, il est revenu vivre dans la capitale de la Georgie. En 1981, il fonde les Heartfixers, en compagnie de l'harmoniciste de couleur noire Chicago Bob Nelson. Le band publie deux elpees chez Landslide. En 1988, Ellis signe un contrat auprès de la célèbre écurie blues chicagoan, Alligator. Il lui réserve cinq LP jusque 1997. Il transite quelque temps via Capricorn et Telarc avant de revenir chez Alligator, pour trois long playings : "Live! Highwayman" en 2005, "Moment of truth" en 2007 et "Speak no evil" en 2009. Il y a deux ans, il a fondé son propre label, Highwater Music. Il y sort un album instrumental, "Get it!" en 2013, "Midnight Blue", l'année suivante, et enfin ce "Tough love".

Tinsley a composé les 10 plages de l’opus. Les sessions se sont déroulées au studio The Rock House, à Franklin, près de Nashville, dans le Tennessee. Il y a reçu le concours du très efficace Kevin McKendree aux claviers, de Lynn Williams à la batterie et Steve Mackey à la basse ; ce sont, en fait, des musiciens du Delbert McClinton Band. Ellis a une voix puissante et excelle à la six cordes.

"Seven years" ouvre la plaque. Ce morceau me rappelle quelque part Robert Cray. Surtout à cause de la voix. Proche du R&B, ce titre s’appuie sur une bonne assise rythmique. Ellis nous accorde déjà une brillante sortie, toute en subtilité et originalité, sur les cordes. "Midnight ride" est imprimé sur un tempo enlevé. La gratte épaule en permanence le chant, alors que l’orgue Hammond et le piano de McKendree tapissent l’ensemble. Tour à tour dans l’esprit d’Albert Collins ou de Freddie King, Tinsley s'envole encore et encore, parfois même en dédoublant ses accords. Il entame "Give it away" au dobro, une ballade très mélodieuse. Bien secondé par les ivoires de Kevin, il chante clairement, passionnément, cette compo empreinte d’une grande sensibilité. Bien rythmé, "Hard work" libère un fameux groove. Laidback, l’atmosphère est hantée par JJ Cale. "All in the name of love" est une piste de toute beauté. Elle reflète parfaitement le cœur du style Ellis. Naturellement autoritaire, sa voix domine le sujet sans jamais forcer. Des interventions de trompette et de saxophone viennent enrichir l’ensemble. Dépouillé, "Should I have lied" est le slow blues attendu. La six cordes brille de mille feux et lorgne vers le géant texan disparu, Freddie King, tout au long de ce morceau qui réalise la fusion entre beauté et simplicité. "Leave me" baigne dans un climat cool, spécifique au Sud. Ellis décoche de nouvelles flèches à l’aide de ses cordes. Jamais rassasié, il en propulse à profusion, soutenu par le piano de son compère. Epatant ! Sa voix devient grave sur "The King must die", une nouvelle perle au sens mélodique irrésistible. Le bottleneck sur les cordes, il entame une nouvelle opération de charme sonore. Blues enlevé, "Everything" adopte le style de Jimmy Reed. Nous sommes au cœur des swamps louisianais. Ellis souffle dans son harmonica devant le piano roadhouse de McKendree. Et l’opus de s’achever par une compo à la fois intimiste et indolente. Tinsley double au piano électrique, McKendree siège derrière au mellotron. Une plage dont le sens tragique flirte délicatement avec celui de Tony Joe White. Excellent!

 





 
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