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What’s the Rush ?

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 05 janvier 2017
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Tracy K
Blues/Roots
Autoproduction / Sarah French Publicity

Canadienne, Tracy K a la cinquantaine bien sonnée. Elle chante le blues depuis plus de trente ans. Elle a entamé sa carrière, à la fin des années 80, sur la scène torontoise. Mais n’a publié son premier opus, "Welcome to my fantasy", qu’en 2000. Depuis, elle a gravé "Old, new, borrowed & Blues" en 2007 et en duo, un elpee acoustique intitulé "Canned Heat", en 2012. Elle a également participé à la collection "Blues harp women", parue sur le label Ruf, en 2014.

Le démarrage est absolument génial. Le phrasé rythmique imposé sur l’harmonica rappelle la quintessence de Billy Boy Arnold. Elle est rapidement rejointe par ses musiciens pour exécuter ce shuffle torride. Jason Nowicki étale tout son savoir-faire sur sa gratte devant une section rythmique particulièrement solide. Tracy nous entraîne ensuite à l’embouchure des racines, le delta du Mississippi. Elle est alors épaulée par le dobro métallique de Jamie Steinhoff. "What tomorrow brings" opère son retour. Nowicki y dispense quelques accords tranchants sur ses cordes, alors que Shaw tapisse l’arrière-plan de son orgue. L’accent est  posé sur les rythmes syncopés de la Nouvelle Orléans sur "Heartstrung". La voix de Miss K devient alors légèrement rocailleuse. Constituée de Keza Zdjelar à la basse et Ty Rogers à la batterie, la section rythmique est épatante, alors que Leonard Shaw brille derrière son piano. Tout au long de "Done gone wrong", la voix est puissante ; un slow blues au cours duquel Shaw double orgue et saxophone alors que Nowicki brille encore sur sa six cordes. Tracy expulse enfin tout ce qu’elle a dans les poumons pour pousser son harmo dans ses derniers retranchements. Elle chante d’un timbre éraillé, mais chargé de passion, "Indigo heart", une ballade expressive, entretenue par la guitare toute en feeling de Terry Barnett et la basse acoustique de Zdjelar. Et le cool et jazzy "Time machine", mais en empruntant des intonations atmosphériques, exclusivement épaulée par la sèche de Tony Desmarteau. La cover du notoire "I’m guilty" de Randy Newman clôt le long playing. Le son grésille comme un vieux vinyle 78trs. En réalité, il s’agit de la relecture de la compo de cet artiste, enrichie d’une dernière intervention empreinte d’une grande sensibilité, sur la musique à bouche…

 





 
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