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Oblivion With Bells

Écrit par JoWell - mardi, 20 novembre 2007
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Underworld
Electro/Hip Hop
Pias

En associant les mots  « Transpoting » et « Born Slippy », n’importe quel moteur de recherche vous proposera la même réponse : Underworld ! Nos cerveaux s’en souviennent aussi avec un brin de nostalgie. Cependant, se rappellent-ils des galettes ayant succédé à ce morceau mi-sauvage, mi-technologique et incisif à souhait ? Le film de Dany Boyle n’était qu’un tremplin. Il a permis au trio londonien de prendre son véritable envol. Et de prolonger son aventure. Un peu comme si cette étape n’était qu’un point de rencontre avant d’aller vivre de nouvelles découvertes. Armés de leurs samplers et machines à faire vibrer les basses, le combo semble constamment déterminé à défricher son terrain sonore, un terrain balisé tout au long des 6 albums de son parcours. Prêt à déboiser à la machette, la jungle musicale recouvrant nos régions civilisées.

Underworld surprend encore ici. Il affûte de manière plus oblique le tranchant de ses armes, dépeçant par la même une ligne electro rigide. Finie l’époque d’une techno jungle coupable d’avoir mis en transe la génération clubbers ? Peut-être ! Le temps de la réelle maturité dont « Oblivion With Bells » aurait fait tinter le battant serait-il arrivé ?  Rien n’est moins sûr. Car en se la jouant electro british pop et en posant un son plus recherché et empreint de davantage d’émotion, la galette recèle de véritables petites merveilles comme « Ring Road » ou « Boy, Boy, Boy ». En outre, parmi les onze morceaux de la galette, on rencontre des plages impressionnantes d’énergie susceptibles d’arracher en notre fors intérieur un cri sauvage et ravageur (« Crocodile », « Beautiful Burnout »…) Le constat pourrait s’arrêter là, si ces lascars d’Underworld ne venaient pas inoculer un esprit minimaliste, poussant parcimonieusement sur les touches de leurs consoles, déclinant un univers beaucoup moins baroque pour le transformer, sur la fin de l’elpee, en temple new génération (« Faxed Invitation », « Good Morning », « Best Mamgu Ever »).

En analysant les différentes réactions des rédactions qui couvrent la sortie d’« Oblivion With Bells », on ne peut que souligner l’avis partagé sur la qualité des compositions et l’âme qu’il véhicule. Il est pour ma part recommandé, à quiconque voudra voyager en toute confiance vers l’univers chargé et explosif qu’il contient. Destiné à faire bouger les corps sur le tempo, il ne se contente pas d’un beat puissant, mais charge d’émotions contemplatives, les 60 minutes qui le composent et que le groupe à conçu pour nous. Louable abnégation …





 
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