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Worlds Collide

Écrit par Stéphane Deroubaix - mercredi, 12 janvier 2011
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Unruly Child
Metal/Prog/Noise
Frontiers / Rough Trade

Même si les reformations de vieilles gloires se multiplient ces derniers temps, on était loin de s’imaginer que le groupe culte Unruly Child reviendrait un jour sous les feux de la rampe. Grâce à la sortie de « Worlds Collide », ce qui n’était même pas l’ombre d’un rêve s’est concrétisé. En 1992, Mark Free, ex-chanteur de Signal et de King Cobra, entouré d’anciens musiciens de Stone Fury et de Hurricane, forme Unruly Child, dont le premier opus deviendra une référence pour les amateurs de hard fm. Balayé par la vague grunge, le combo se sépare rapidement. Six ans plus tard sort « Waiting for the Sun ». Echec commercial autant qu’artistique pour le groupe qui ne compte plus alors que deux membres de sa formation d’origine.

2010 voit le retour de l’équipage de base au complet. Enfin, presque. Puisque le line up a subi un  changement notoire de configuration. Mark Free a vécu une lente transformation, autant sur le plan physique que psychologique, et s’est rebaptisé Marcie Michelle Free. Le chanteur est devenu une chanteuse, une première dans l’histoire du hard rock. Paradoxalement, rien n’a changé sur le plan vocal. Chargé d’émotion et de mélodies imparables, « Worlds Collide » impressionne, émerveille dès le splendide titre d’ouverture « Show me the Money ». La suite oscille parfaitement entre puissance et mélodie. Chaque titre est délivré avec faste et panache, alternant guitares parfois bien heavy et claviers majestueux. La voix si particulière de Marcie fait merveille sur des mid tempi propices à quelques envolées du plus bel effet. Si le riff de « Show me the Way » est inspiré de Led Zeppelin, celui de l’énorme « Love is Blind » lorgne sérieusement sur le « Contagious » de Y&T. Caractérisé par son intro queenesque, « Read my Mind » élève encore le niveau. Le groupe ne relâche la pression que sur la sublime ballade finale « You don’t Understand », exercice indispensable pour tout groupe de AOR qui se respecte. Inutile de chercher la faille sur cet album. Il n’en possède pas. Une œuvre qui n’a pas grand-chose à envier aux dernières productions de Journey ou de Foreigner. Unruly Child entre dans la famille des valeurs sûres du hard mélodique.

 





 
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