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5th European Blues Challenge

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 14 mai 2015
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Various Artists
Blues/Roots
Blues Boulevard / Music Avenue

L'European Challenge est une compétition qui réunit les meilleures formations blues européennes. Sa première édition date de 2011. La 5ème s’est déroulée dernièrement à Bruxelles, au sein de l'Ancienne Belgique. Belge, Howlin' Bill avait remporté le premier concours, organisé à Berlin. Pour ce nouveau challenge, la Belgique figurait une nouvelle fois parmi les favorites, puisqu’elle avait délégué les redoutables Doghouse Sam & His Magnatones. Le label Blues Boulevard a publié, un très beau double CD pour présenter dix-neuf des concurrents.

Au sein de la capitale européenne, c’est la formation basque, The Travellin' Brothers, qui a décroché les lauriers devant Doghouse Sam. Serais-je chauvin ? Perso, à l’écoute de l’extrait, proposé, le combo noir-jaune-rouge me semblait bien meilleur. Bien sûr, particulièrement exubérante, la formation espagnole a sans doute fait la différence grâce à sa présence scénique. Fondé dix ans plus tôt, sa cohésion est également un atout. En outre, elle a déjà publié six albums! Chargé de swing, son "Magnolia Route" tient bien la route ; mais ce n'est pas vraiment ma tasse de thé!

Wouter Celis alias Doghouse Sam est épaulé par ses Magnatones, une véritable machine rythmique. Issu de leur dernier opus, "Something's wrong" est un rockabilly à la fois classieux et chargé de dynamite…  

Sur la troisième marche du podium on retrouve le Norvégien J.T Lauritsen flanqué de ses Buckshot Hunters, un ensemble de soul/blues qui véhicule des accents tex mex et zydeco. J.T chante en s'accompagnant à l'accordéon, "Play by the rules", une piste illuminée par une splendide intervention à la slide.  

Plusieurs formations nous réservent un blues plus acoustique et dépouillé. Dont le duo autrichien, réunissant le chanteur/guitariste Herman Posch et l'harmoniciste Christian Sandera. Son "Devil's woman" est impeccable. Autre tandem, mais suisse, The Two, qui nous balance un très roots "On and on".

Le blues croate n’est guère notoire. Pourtant, le Delta Blues Gang pratique un delta blues solide et amplifié. La chanteuse a une très bonne voix et le gratteur se révèle plutôt habile sur sa Resonator.

Hongrois, Eles Gabor Trio ne sort pas vraiment du lot, et les voix sont discutables. Luxembourgeois, Remo Cavallini Band exécute le blues rythmé "Self control". D’honnête facture, il est caractérisé par l’intervention d’un orgue et la participation d’une voix féminine. Roumain, le Marius Dobra Band manque quand même de classe. Polonais, Drunk Lamb semble hanté par Jimi Hendrix. Surtout le sixcordiste. Slovaque, Jergus Oravec Trio est un power trio qui puise ses références à la même source ; mais son "Real" possède un potentiel certain. Danois, Bound by Law pratique une forme de country alternative, réminiscente de Johnny Cash! Le blues scandinave jouit d’ailleurs d’une excellente réputation. A l’instar de Micke Bjorklof & Blue Strip des vétérans finlandais, qui démontrent tout leur brio à travers "Ramblified". La voix est consistante et les interventions à la slide, incisives…  

La Suède aurait pu mieux choisir. Le Lisa Listam Family Band est annoncé comme la nouvelle sensation locale. Copie à revoir, même s’il faut attribuer une mention spéciale à l’harmoniciste Mikael Fall. Lui, franchement, il a la classe. Et d’autres pays auraient également pu élire de meilleurs représentants. Le funk/soul/blues de Pillac (France) tient la route, mais la voix de Xavier Pillac me semble un peu limite. Le hard rockin' blues de Jessy Martens Band (Allemagne) tire un peu trop sur la corde métallique, même si la chanteuse se débrouille plutôt bien au sein des climats dramatiques. Le "That's swing!" du Dave Moretti Blues Revue (Italie) fait vraiment tache d’huile. Le "Once and for all" du Leif De Leeuw Band reflète mal l’effervescence vécue par la scène batave contemporaine. Dépouillé, son blues est surtout caractérisé par la présence d’une bonne voix féminine et un excellent guitariste au style minimaliste.

L'Angleterre enfin, avait délégué le jeune Laurence Jones. Déjà repéré et signé par le label allemand Ruf, c’est un grand espoir du blues insulaire. Il excelle tout au long de son "Soul swamp river" ; mais il bénéficie du concours de fameuses pointures : Johnny Sansone à l'harmonica et trois musiciens du Royal Southern Brotherhood : Mike Zito, Yonrico Scott et Charlie Wooton. Laurence Jones a manifestement un avenir dans le blues. Signalons enfin l'absence de titre du band letton Elastic, sur cette compile.

 





 
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