Une collaboration entre Musiczine et Jazzaround

Né en 1995, Jazzaround a longtemps été le ...Lire la suite...

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Blues for Big Walter

Écrit par Jean-Claude Mondo - lundi, 23 mai 2016
Image
Various Artists
Blues/Roots
Ellersoul / Frank Roszak Promotions

Feu Walter Shakey Horton est surtout connu sous son sobriquet ‘Big Walter’. Il est considéré comme un des plus grands harmonicistes de blues. Originaire du Mississippi, il a vécu de nombreuses années à Memphis, dans le Tennessee. Il avait enregistré pour le label Sun de Sam Phillips. Dans les années 50, il s’est établi à Chicago, la capitale du blues urbain. Les responsables du label de Washington, Ellersoul Records, ont pris l'excellente initiative de publier un recueil pour rendre hommage à ce musicien talentueux. Et il s’intitule "Blues for Big Walter". De nombreux musiciens ont participé aux sessions d’enregistrement de cette compile. Certains sont notoires, quelques uns le sont un peu moins, et d’autres encore sont franchement méconnus. Né en 1921, Walter Horton est décédé en 1981. Il était à peine âgé de 60 ans.

"Someday" est une ouverture royale, un shuffle torride alimenté Kim Wilson à l'harmonica, Bill Stuve à la basse, Bob Welsh au piano ainsi que le jeune Jon Atkinson (NDR : c’est le leader des Silver Kings), au chant et à la guitare. Excellent ! Deux plages témoignent du passé glorieux de Walter ; et elles sont exécutées par Bob Corritore, harmoniciste issu de Phoenix. "She loves another man" remonte à 1992. C’est Jimmy Rogers, le mythique guitariste du Muddy Waters Band qui y chante et joue de la guitare. Dans le même rôle, Robert Lockwood, le contemporain de Robert Johnson, se réserve "Rambling on my mind". Le vétéran  Henry Gray siège derrière le piano, pour cette plage qui date de 2001. Mark Wenner, le leader intemporel des Nighthawks de Washington se consacre au micro sur les classiques "Worried life" et "Walking by myself". Il souffle comme lorsqu’il était au sommet de son art. Un bel hommage ! Steve Guyger (NDR : originaire de Philadelphie, cet harmoniciste a régulièrement côtoyé Jimmy Rogers ; et même jusque sa mort, en 1987) adapte deux plages. Tout d’abord "If it ain't me", puisé au sein de sessions réalisées en Finlande. Puis "Little Boy Blue", au cours de laquelle sa voix manifeste énormément de vécu. Natif de San Francisco, Mark Hummel est un des harmonicistes contemporains les plus talentueux. Il se révèle bouleversant tout au long de "Hard hearted woman", pour lequel il reçoit le concours de Bob Welsh au piano, et l'instrumental "Easy", de Sue Foley et Shorty Lenoir, aux guitares. Le « Sugar Ray medley » constitue certainement le plat de résistance de cette compilation. 18 minutes quand même ! Sugar Ray Norcia est préposé au chant et à l’harmonica, Anthony Geraci au piano et Mike Welsh à la guitare. Et le résultat est tout bonnement brillant ! Inconnu au bataillon, Andrew Alli est un jeune musicien qui nous vient de Richmond, en Virginie. Agé de 27 ans, il drive son groupe Mainline. Il excelle tout au long de "Evening shuffle" et "Easy II". Li'l Ronnie Owens est l’harmoniciste maison du label Ellersoul. Il participe à trois pistes, dont l’incontournable "Need my baby". Et soutenu par le gratteur Terry Garland, il se montre intenable sur "Think Big"…

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement