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Remembering Little Walter

Écrit par Jean-Claude Mondo - jeudi, 27 juin 2013
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Various Artists
Blues/Roots
Blind Pig / Bertus / V2

De son véritable nom Little Walter, Marion Walter Jacobs a sans doute été le plus prestigieux harmoniciste de blues. Personnage talentueux mais également belliqueux et bagarreur impénitent, son existence s’est arrêtée à l’âge de 37 ans, suite à une rixe qui avait éclaté dans une rue de Chicago. Sa technique révolutionnaire, il l’avait empruntée au saxophone. A ses débuts, il ne confessait qu’une seule influence, celle de ‘Sonny Boy’ Williamson I. Il n'avait que 22 printemps lorsqu'il enregistre l'instrumental "Juke", un compo qui lui est restée collée à la peau, 45 ans après sa disparition. Ce Louisianais d'origine avait émigré à Chicago à l'âge de 15 ans. C’est un des tous premiers harmonicistes à avoir amplifié son instrument, à l’aide d'un microphone. Il a milité au sein du Muddy Waters Band, de 1948 à 52. Il fonde ensuite son propre groupe, les Aces, en compagnie des frères Louis et Dave Myers aux guitares, et de Fred Below aux drums. De son vivant, il a décroché deux numéros ‘1’ : "Juke" et "My babe" ainsi que trois numéros ‘2’, "Sad hours", "Blues with a feeling" et "You're so fine". Le label Bling Pig a confié au Californien Mark Hummel, également remarquable souffleur, le soin de produire cette collection pour rendre hommage à cette légende du blues. Plusieurs harmonicistes notoires se sont bousculés au sein du club ‘Anthology’ de San Diego et du studio de Kid Andersen, pour participer à ce ‘Tribute’…

Il revenait au maître de cérémonie d’entamer les hostilités. Mark Hummel interprète passionnément "I got to go". Mark se réserve également l'instrument chromatique sur l’instrumental "Blue light", un merveilleux slow blues. La lecture du classique "Just a feeling" opérée par le vieux Charlie Musselwhite est absolument extraordinaire. Son jeu et son chant sont bouleversants. Et il remet le couvert sur "One of these mornings", soutenu par les interventions palpitantes de Charlie Baty à la six cordes. Billy Boy Arnold est le seul bluesman noir qui a participé aux sessions. A 78 balais, ce citoyen chicagolais a encore de bons restes. Tout comme Musselwhite, il a connu Little Walter de son vivant. Il est étincelant tout au long de "You're so fine" et "Can't hold out much longer". James Harman est également un souffleur réputé. Il adapte impeccablement "It's too late brother" d'Al Duncan et "Crazy mixed up world" de Willie Dixon. Sugar Ray Norcia est un autre souffleur émérite. Il a longtemps été l'acolyte du guitariste Ronnie Earl et membre de Roomful of Blues. Et il est véritablement épatant sur sa version du classique "Mean old world" et "Up the line". En guise de bouquet final, tout ce beau monde se retrouve sur "My babe". Successivement James, Mark, Charlie, Sugar Ray, Billy Boy et –ô surprise– l’ex-leader des Nightcats (au sein duquel militait un autre génie de l'harmonica, Rick Estrin), Little Charlie Baty –plus habitué aux parties de cordes– se relaient. Un très bel hommage!

 





 
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