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Mississippi Moderne

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 21 novembre 2015
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Webb Wilder
Blues/Roots
Landslide / Sonic RendezVous

De son véritable nom Webb Wilder, John Webb McMurry est acteur, chanteur et guitariste. Originaire de Hattiesburg, dans le Mississippi, sa musique est inspirée par l’americana, le rock'n'roll, le surf, le boogie, le british blues boom des 60’s ainsi que le roots et le southern rock. Il avoue également aimer la musique des Kinks et du Move. Il vit depuis bien longtemps du côté de Nashville, dans le Tennessee. Son premier opus, "It came from Nashville", est sorti en 1986, sur le label Landslide. "Mississippi Moderne" constitue son dixième. 

Pour enregistrer cet elpee, il a reçu le concours de son backing group ; en l’occurrence le drummer Jimmy Lester, le bassiste Tom Comet et le guitariste Bob Williams. Après la brève intro d’une plage réitérée en fin de parcours, Wilder attaque le rockabilly "Rough and tumble guy". Il enchaîne par "If it ain't broke", un titre coécrit en compagnie de Patrick Sweany. Un rock aux accents pop, enrobé de chœurs féminins, qui autorise de savoureux échanges entre les sixcordes. Cet aspect pop, plus léger, est encore exploré tout au long d’"Only a fool", une piste au cours de laquelle Tom Comet et Bob Williams se consacrent au sitar électrique. Fan des Kinks, Webb adapte le "I gotta move" de Ray Davies, dans un style garage sixties bien d'époque. Sa voix est percutante. Bob Williams injecte du fuzz dans ses accords de basse. "Too much sugar for a nickel" baigne au sein d’un climat rythmique digne des Stones. Un climat contaminé par la country/pop. Les cordes de guitares sont chargées de reverb et celles de mandoline, dispensées par Williams, de feeling. Une introduction majestueuse illumine "Lonely blue", une chanson rock qui aurait pu faire le bonheur des juke-boxes, il y a un demi-siècle. Soutenue par les chœurs doo-wop, la voix de Wilder est grave. Sculpté dans le southern rock de Nashville, "Yard dog" ne manque pas de punch, un morceau sur lequel collabore le gratteur local, Joe V. McMahan. Caractérisé par sa ligne mélodique limpide, "I'm not just anybody's fool" est découpé dans de subtiles cordes acoustiques, une ballade tapissée par les accords chaleureux de l'orgue Hammond, derrière lequel siège Micah Hulscher. Et surprise, Webb embraie par le "It takes time" d'Otis Rush, un blues rythmé et amplifié. Le chant est autoritaire. Libérées et généreuses, les grattes de Wilder et Williams opèrent des échanges. Blues primaire, le "Lucy Mae blues" de Frankie Lee Sims se nourrit aux sonorités grasses et largement amplifiées des cordes. Plutôt lent, "Who will the next fool be?" est un blues classique signé Charlie Rich, une piste au cours de laquelle Hulscher double piano et orgue. La cover du "I'm gonna get my baby" de Jimmy Reed est à la fois surprenante et excellente. La slide de Williams et les accords particulièrement rythmiques de Webb et George Bradfute parviennent à prendre leur envol. Epatant ! De toute bonne facture, cet LP s’achève par le "Stones in my pathway" de Robert Johnson, une compo qui s’inscrit dans l’esprit du blues d’avant-guerre, tout en rendant hommage à son auteur. Wilder la chante d’abord a capella, en y injectant une belle dose d’émotion, avant que le rythme, imprimé par des percussions sommaires, ne pointe le bout de son nez...

 





 
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