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Écrit par Jean-Claude Mondo - dimanche, 16 octobre 2016
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Wendy James
Pop/Rock
Autoproduction / Robbie Klanderman Promotions

Wendy James est aujourd’hui âgée de 52 ans. Chanteuse et compositrice, cette Anglaise a milité au sein de Transvision Vamp, un groupe de pop/glam/rock, qui a sévi au cours des eighties. Et Vamp elle est restée. D’ailleurs, malgré son âge ce sex-symbol, elle est toujours aussi fière de son anatomie. Suffit de regarder la pochette, où elle n’en cache pas grand-chose. Elle a entamé une carrière solo, début des nineties. Ainsi, en 1993, elle publie l’album "Now ain’t the time for your tears", sous la houlette d’Elvis Costello. En 2004, elle fonde la formation Racine. Mais revient pour un opus en solitaire, en 2011, un disque intitulé "I came here to blow minds". On la perd quelque peu de vue, jusque la sortie de cette nouvelle œuvre personnelle, mise en boîte à New York City et mixée à Berkeley. Pour la circonstance, elle a reçu le concours de Lenny Kaye (NDR : le guitariste du Patti Smith Band), le bassiste Glen Matlock NDR : ex-Sex Pistols) et le drummer Sclavunos (NDR : un membre du Bad Seeds de Nick Cave).

Miss James a conservé une voix suave et sensuelle ; et elle l’exhibe tout au long de "Paloma’s downs", une plage bien électrifiée par les riffs de Kaye. La construction du titre est impeccable. Les arrangements sont travaillés. Ce qui n’empêche pas une sortie aventureuse sur les cordes. "Indigent blues" baigne au sein d’un climat empreint de douceur, de délicatesse et d’harmonie. Le toucher de cordes est alors digne d’un certain Mark Knopfler. "King Rat" s’ouvre par un riff bien énergique. C’est une des meilleures plages de l’elpee. Wendy adopte toujours bien une attitude vocale punk voire post new wave. Lenny Kaye s’autorise une sortie subtilement orientale, légèrement teintée d’une forme de psychédélisme dont les accents sont empruntés au Paisley Underground. "Love from the 9th" est une ballade tendre mais surtout voluptueuse. "Bad intentions and a bit of Cruchy" baigne dans le power rock. Les riffs sont pétillants. Talonnée par les cordes, badine, la voix sert de fil rouge. Hypnotique, particulièrement rythmique, mais surtout punk, "You’re a dirtbomb, Lester" est un autre sommet de l’opus. Proche de Patti Smith, la voix est envoûtante. Wendy amorce "Screaming back Washington" à l’aide de sa gratte rythmique et de son piano. Elle est cependant rapidement rejointe par Kaye, dont l’intervention se révèle créative, tout au long de cette jolie ballade dépouillée. "Why oh why do you hurt me still ?" est un rock’n’roll délicatement récréatif, souligné par la voix espiègle de Mrs James. Plus complexe, "Cowboy rhythm" est une piste qui monte progressivement en puissance. Si Wendy signe les onze premières plages, elle attaque également deux covers. Tout d’abord le « You’re so great » de Fred Smith (ex-MC5). Ce qui lui permet de nous replonger au cœur du mal de vivre éprouvé dans le Michigan. Fred l’avait écrite pour son Sonic Rendez Vous Band ; et surprise, James Williamson (Stooges) est venu y mettre son grain de sel, à la gratte. Et on l’entend ! Enfin, en conclusion, le "It’s alright Ma" de Bob Dylan. La version est méconnaissable. Remuante, déjantée, psyché, elle implique également Williamson aux cordes, mais également Steve MacKay (NDR : un autre membre des Stooges) au sax baryton.  

 





 
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