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Friends

Écrit par Arthur Bouttee - jeudi, 30 mars 2017
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White Lies
Pop/Rock
Bmg / PiaS

Avant d’opter pour le patronyme White Lies, la formation répondait au nom de Fear of Flying. Et c’est en 2007 que Harry McVeigh, Charles Cave et Jack Lawrence-Brown ont décidé de poursuivre l’aventure sous la nouvelle appellation. A ce jour, le trio est responsable de quatre albums studio, dont « Friends », paru en 2016. A l’origine, sa musique était sombre et s’inscrivait dans la lignée de Joy Division, Editors et Interpol. Voire Echo & The Bunnymen et Teardrop Explodes. Ainsi, lors de la sortie du premier elpee, « To Lose My Life… », les fans de cold wave étaient convaincus d’avoir découvert un nouvel héritier à Joy Division. Faut dire que la voix puissante, éloquente et ténébreuse de Harry McVeigh évoquait alors le plus souvent Ian Curtis. Mais lors de deux elpees suivants, le ton a changé, White Lies adoptant un style davantage post rock… un peu trop alambiqué. Notamment tout au long du troisième, « Big TV ». Un opus qui n’a pas vraiment convaincu, signant l’arrêt de mort du contrat qui le liait au label Fiction ; mais aussi un témoignage de l’essoufflement de la machine impeccablement rôdée par White Lies.

« Friends » cherche donc à en revenir au style originel. Mais sous une forme plus abordable… qui rappelle instantanément la fin des 80’s. Tout d’abord à cause du recours aux synthés. A l’instar de « Take It Out On Me », titre d’ouverture du long playing, « Swing » ou encore la plage finale, « Don’t Fall ». Explosifs, certains refrains évoquent cependant « Bigger Than Us » (« Rituals ») ou encore « Farewell To The Fairground » (« To Lose My Life… »). Et si la voix s’impose naturellement tout au long de « Summer Didn’t Change A Thing », les riffs de gratte s’y révèlent particulièrement puissants. En outre, la basse libère un fameux groove, apportant une dimension un peu plus dansante à des pistes comme « Hold Back Your Love », « Is My Love Enough ? » et « Right Place ». Et le drumming syncopé ajoute encore à cette impression ; des morceaux tels que « Morning in L.A. », « Don’t Want To Feel It All » et « Come On » s’inscrivant parfaitement dans ce créneau. Qu’on pourrait qualifier de nostalgique. Une nostalgie que reflète la pochette aux couleurs rétro, presque vintage, ainsi que cette reproduction d’un labyrinthe au sein duquel le combo a sans doute perdu quelques aficionados (des amis ?), mais qu’il souhaite retrouver en empruntant un chemin moins tortueux. Dès lors, le mélomane lambda se laissera illuminer par les tonalités romantiques d’un soleil au crépuscule. Tout en tapant du pied en faisant corps avec le thème abordé dans chaque chanson.

En résumé, cet album surprend surtout par son accessibilité, brisant les espoirs qui auraient pu naître chez les premiers aficionados de White Lies. En fait, le combo a pris du bon temps, en studio. Et c’est ce ‘good feeling’ qu’on ressent à l’écoute de cet opus. Si bien qu’on l’écoutera plus aisément au soleil, sur la route, sans se prendre la tête, afin de réveiller en nous un brin de nostalgie voire de mélancolie douce… 

L’album original contient dix morceaux, la version deluxe a été enrichie de quatre bonus tracks.

 





 
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