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Schmilco

Écrit par Bernard Dagnies - vendredi, 20 janvier 2017
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Wilco
Pop/Rock
Dbpm / PiaS

Un an après avoir publié le très électrique « Star Wars », Wilco nous propose son 10ème elpee ; un disque qui en revient à un format plus acoustique. Enfin, essentiellement acoustique. Il ne faut pas oublier qu’à l’origine, Jeff Tweedy militait au sein d’Uncle Tupelo, notoire pour son americana. Et après avoir privilégié ce style, Wilco a décidé d’électrifier davantage sa musique. Atteignant même le sommet de son art sur le remarquable « Yankee Hotel Foxtrot », en 2002. Et en recrutant le virtuose de la six cordes, Nels Cline, en 2004, l’expression sonore de Wilco ne pouvait que devenir plus électrique. Quoique…

Si « Schmilco » en revient à l’americana, Wilco n’en a pas pour autant négligé l’expérimentation. Même lors des échanges de cordes acoustiques. Nels et Jeff rivalisent même régulièrement de créativité. Attention, les grattes électriques s’immiscent parfois insidieusement dans le jeu de quilles. Mais surtout judicieusement. Ainsi, alors que « Common sense » baigne au sein d’un climat psyché, acide même, digne de Kevin Ayers, malgré la présence d’un xylophone, le plus menaçant et ténébreux « Locator » lorgne tour à tour vers les Feelies voire The Minutemen. Et lorsqu’un zeste de clavier vient tapisser l’ensemble, on ne peut s’empêcher de penser au Band de Dylan. Il serait cependant injuste de ne pas mentionner le rôle de la section rythmique (basse, batterie) aussi efficace que raffinée. Dans ce contexte, vous vous doutez que le sens mélodique doit être soigné. Et il l’est tout particulièrement. Certaines chansons semblent même hantées par le double blanc des Beatles. La voix de Jeff rappelle ainsi régulièrement John Lennon ; et notamment sur « Nope » et l’épatant « Someone to lose », une compo caractérisée par sa ligne de basse caoutchouteuse et ses cordes chatoyantes. Le long playing recèle une majorité de ballades, mais hormis l’hommage à sa mère décédée (« Happiness ») les compos de Tweedy –dont les textes se penchent en général sur son passé et sa patrie– semblent portées par une forme conjointe d’allégresse, de douceur et de romantisme. Ce qui leur confère finalement un feeling rassurant. Même la pique lancée au ‘Band Aid’ à travers l’offensif « We are’nt the world (safety girl) », baigne dans un même climat. Et pour que votre info soit complète, sachez que la pochette a été réalisée par l’artiste espagnol, Joan Cornellà. Un must ! D’autant plus qu’au fil des écoutes de cet album, on va de surprise en surprise...

 





 
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