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Scorpion

Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 09 avril 2013
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Will Johnson
Pop/Rock
Labelman / Undertow / Bertus / V2

Will Johnson est toujours aussi prolifique. Leader de Centro-Matic et de South San Gabriel, ce chanteur/compositeur/multi-instrumentiste (NDR : et peintre, par ailleurs) milite également chez Monsters of Folk, New Multitudes et Overseas. A une certaine époque, il a sévi au sein de l’Undertow Orchestra tout comme David Bazan, Mark Eitzel et le regretté Vic Chesnutt. Sans oublier ses projets parallèles, dont un duo échangé avec feu (décidément !) Jason Molina, en 2009, et en compagnie de Jay Farrar, Anders Parker et Yim Yames, pour concocter l’album « New Multitudes », l’an dernier… En outre, il lui arrive également de publier des disques en solitaire. Son dernier opus solo, « Survey/Voyage », remontait quand même à 2005.

Peu de monde pour le soutenir sur « Scorpion ». Il y a bien l’ex-Shearwater Howard Draper aux claviers, Scott Danbon (Centro-Matic) au violon et un préposé à la scie musicale ; sans oublier le fidèle Matt Pence au mixing. Mais pour le reste, Will se réserve le reste de l’instrumentation. Qu’on pourrait qualifier de dépouillée, de minimaliste ou de lo-fi. A vous de choisir !

Découpé en 10 plages, cet elpee baigne dans un climat crépusculaire, douloureux, mélancolique et reflète sans doute de la solitude vécue par l’artiste. On pense à Mark Linkous (NDR : oui, je sais, il a aussi retourné sa brouette…), Richard Buckner et même à Mark Eitzel (« Winter screen four »). Mais il y a comme une forme d’esthétisme et de charme dans ce déversement de spleen. Les lyrics sont le plus souvent chuchotés. Les chœurs furtifs ou angéliques. La voix est souvent overdubbée. Un peu de guitare électrique quand même (NDR : en particulier sur « It goes away so fast »), mais en général c’est la guitare acoustique (parfois électrifiée) qui domine le sujet. Et dont les cordes peuvent même parfois être volontairement désaccordées pour accentuer le sentiment de souffrance. A l’instar de « Bloodkin push (forget the ones) ». Mais également de « Riding from within ». Et pas seulement la sèche, puisque banjo et violon épousent un même profil discordant, une plage dont les vaguelettes sonores semblent poussées par une houle indolente… Ou évoluer sous la forme d’arpèges comme sur le titre maître, bercé par une jolie mélodie. Enfin, les deux pistes qui achèvent l’elpee sont sans soute les plus sinistres. Malgré son sifflotement cinématique (Ennio Morricone ?), « Truss of Ten évolue sur une tempo monocorde, presque spectral, marqué par un martèlement de tambour sépulcral. Et puis, « Vehicular and true », un titre aride, ponctué de quelques gouttelettes de piano sonore. Un titre instrumental : « Rosanky ». Une compo qui diffère de l’ensemble. Plus americana. Plus sauvage, rythmée et désincarnée, aussi. Mais c’est l’exception qui confirme la règle. N’empêche, cette œuvre est à la fois belle et déchirante. Mais je vous la déconseille si vous êtes dans le trou (NDR : enfin, pas comme Molina, Chesnutt ou Linkous, quand même…)

 





 
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