Garciaphone, mangeur de ręve…

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Odd Blood

Écrit par Taď - lundi, 05 avril 2010
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Yeasayer
Pop/Rock
Mute / Pias

En 2007, Yeasayer nous proposait « All Hour Cymbals », un album dont le rock indé teinté de world naviguait manifestement à la limite de l’expérimental. Un œuvre difficile d’accès, balisée par des rythmes africains hypnotiques, qui au fil du sillon, pouvait se révéler lassante. En fait, plusieurs écoutes étaient nécessaires avant de pouvoir appréhender l’univers riche et complexe de cet elpee. 

Trois ans plus tard, la formation new-yorkaise opère son comeback en publiant « Odd Blood », un disque à premier abord plus accessible, mais toujours d’aussi bonne facture. Un opus clairement divisée en 2 parties. Trempés dans la pop, les 5 premiers titres se démarquent radicalement de leurs anciennes productions. Mais le combo a pris soin de préserver cette folie douce, une spécificité qui est en quelque sorte sa marque de fabrique. Conduit par un riff quasi-reggae, hydraté de claviers et traversé de chœurs délirants, « Ambling Alp » constitue un tube potentiel. Et peut-être même le futur hit pour ce début d’année (NDR : après ceux de Two Doors Cinema Club et de Gaëtan Roussel, bien entendu…) Enrichi de chœurs africains, et pigmenté par un étonnant solo de guitare, « Madder Red » est d’une redoutable efficacité. « I Remember » et surtout le tropical et dansant « O.N.E. » identifient deux autres petits hymnes pop. Le second volet d’« Odd Bloods » évolue dans une galaxie sonore plus proche de celle d’« All Hour Cymbals », quoique expurgée de ses divagations inutiles. Un morceau comme « Love Me Girl » lorgne même vers l’univers décalé et extravaguant d’Of Montreal. Une excellente plage couverte de superbes accents world. Du tracklisting, seul le morceau d’entrée, « The Children », fait un peu tâche d’huile. Cette voix trafiquée passe mal la rampe. Elle en devient même, au fil de l’écoute, pénible. Certainement la compo la plus faible de l’elpee.

Sans quoi, toutes les autres plages rivalisent d’excellence. En privilégiant même la concision. Certains fans risquent néanmoins d’être déçus par l’évolution du groupe. Perso, je m’incline en écoutant leur musique à la fois brillante, étrange, riche, barrée et mélodique. Une expression sonore qui s’adresse tant aux jambes qu’à la tête. Et qui parvient à réussir ce challenge à la perfection. Mon premier coup de cœur pour 2010 ! Et puis ce n’est quand même pas un sacrilège de préférer l’opus de cette formation de Brooklyn, à celui d’Animal Collective, paru l’an dernier, dont ils partagent, curieusement, le même secret pour soigner leurs harmonies vocales…

 





 
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