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Friday Night

Écrit par Jean-Claude Mondo - samedi, 21 novembre 2015
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Zora Young & Little Mike and The Tornadoes
Blues/Roots
ELROB / Frank Roszak Promotions

Originaire du Mississippi, Zora Young est une chanteuse de couleur noire. Il semblerait qu’elle soit une cousine éloignée du mythique Howlin' Wolf. Elle était encore très jeune quand sa famille s'est fixée à Chicago. Elle a publié plusieurs albums solos, dont trois sur le label notoire chicagoan, Delmark.

Little Mike, c'est le pseudo de Michael Markowitz, un harmoniciste originaire du Queens, à New York, mais établi en Floride depuis quelques années. En 1978, il avait monté son groupe, Little Mike and The Tornadoes. Le dernier elpee du combo, "All the right moves", date de 2014. Et début 2015, LM&TT avait déjà publié un ‘live’ en compagnie de Zora Young, "Live at the St. Augustine Bluzfest". "Friday Night" été enregistré dans le studio Eclipse de Ste-Augustine, sous la houlette de Markowitz.

"I've been a fool too long" ouvre l’elpee. Un blues puissant signé par Markowitz, au cours duquel parcimonieuses, les cordes de O'Melio sortent déjà de leur réserve, alors que l’ensemble est soutenu par le saxophone de Rick Johnson et la trompette de Gary Smith, pendant que Jim McKaba double piano et orgue. Quel panache ! Zora a du vécu ; ce qui lui a permis de forger son expérience. Naturelle, sa voix est chargée de passion et de feeling. Et "A fool's lament" en est une belle illustration ; un soul/blues flemmard, caractérisé par la première intervention à l’harmo de Little Mike. Les accords des ivoires vous entraînent à travers les rues de la Nouvelles Orléans sur le célèbre "44 blues" de Howlin' Wolf, une version étonnante et par ailleurs excellente. Le piano de McKaba est omniprésent tout au long du R&B "True love is hard to find", une plage colorée par les cordes parcimonieuses d'O'Melio. "I love Chicago" nous entraîne, bien évidemment, à Chicago, un blues que souligne de ses touches d’ivoire, Jim, manifestement inspiré par les mythiques Otis Spann et Sunnyland Slim, alors que Tony s’autorise distinctement un billet de sortie sur sa guitare. Rythmé et cuivré, l’épatant "Friday night" se signale par une sortie percutante et troublante de Little Mike à l’harmo. Zora ne boude pas le blues lent. Elle se délecte ainsi au chant de "Chains of love", un morceau issu de la plume de feu Harry Van Walls, un pianiste de couleur noire. Et bien sûr, c’est McKaba qui siège derrière le piano. Il occupe même l'avant-plan avant que Tony ne dispense ses accords de cordes bouleversants. En fin de parcours, Miss Young s'installe solidement à Chicago et nous réserve le "Just your fool" de Little Walter, une version au cours de laquelle Little Mike est impérial à la musique à bouche. L’opus recèle deux reprises d'Otis Spann, le génial pianiste du Muddy Waters Band : "Country girl" et l'instrumental "Spann's boogie". Enfin, toujours dans le même style, une autre de Bonnie Lee, chanteuse disparue en 2006, "I'm good". Un excellent album!

 





 
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