Une collaboration entre Musiczine et Jazzaround

Né en 1995, Jazzaround a longtemps été le ...Lire la suite...

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites ...Lire la suite...

Mars en ébullition !

Écrit par Patrizia Firrera - dimanche, 28 février 2010
Image
30 Seconds To Mars
Forest National
Bruxelles
01-03-2010

‘Was it a dream?’ Il aura fallu attendre plus de dix longues années avant de voir débarquer la planète rouge en Belgique. Une formation dirigée de main de maître par Jared Leto. Un artiste aux multiples facettes qui a d’abord tâté du cinéma avant de devenir ce showman, susceptible de faire fondre le cœur de ces demoiselles ! D’origine californienne, 30 Seconds To Mars est une formation responsable d’une musique, dont les influences sont puisées essentiellement dans le rock, l’électro et la new wave ; une musique qui séduit un public très large. Donc aux goûts éclectiques.

En supporting act, vont se produire deux combos. Tout d’abord Lost Alone, un ensemble britannique dont le post punk teenager, pourtant agréable, ne retient l’attention que des quelques spectateurs agglutinés contre le podium. Street Drum Corps, ensuite. Un combo original, percussif, qui n’hésite pas à se servir de tout ce qui lui tombe sous la main (NDR : dont des fûts de bière) pour alimenter son punk rock à la fois torrentueux, sauvage et accrocheur. Le public est réceptif et semble conquis. Les musiciens vont d’ailleurs revenir, sur les planches, lors de la prestation de 30STM, pour y rouler du tambour.

21 heures. Après avoir supporté d’interminables cris féminins, à en faire exploser les tympans, 30 Seconds To Mars entre enfin en scène. Un système de protection a été installé devant le podium pour empêcher les nombreux photographes de passer devant Jared. Dès les première notes d’« Escape », intro du dernier album « This is War », l’hystérie est à son comble. Et se prolonge tout au long de « Night of the Hunter ». Le leader affiche un look punk destroy. Il est vêtu d’un long manteau noir couvrant à ce moment encore un T-shirt blanc sur lequel est imprimé le fameux triangle mystique, tant au recto qu’au verso. Sa voix est à la fois enivrante et hypnotique. De quoi faire rapidement monter la température corporelle. La passion des fans est dévorante. A la demande de Jared, ils se mettent déjà à jumper. Bien qu’approchant la quarantaine, cet artiste est parvenu à conserver une attitude adolescente et malicieuse (NDR : une bonne raison pour me sentir un peu moins seule au beau milieu de ces teenagers). Les morceaux s’enchaînent sans jamais perdre de leur intensité. Le public chante en chœur tout au long de « Attack », « From Yesterday » et « A Beautiful Lie ». Mémorable ! Deux  écrans surélevés diffusent une multitude d’images, tant de la scène, de la foule qu’issues de clips vidéo. Jared décide de ralentir la cadence. Il prend le temps de parler avec son public. S’excuse de ne pas être passé plus tôt par la Belgique. Salue l’esthétique de la Grand Place de Bruxelles et vante notre délicieux chocolat. Il ose quelques mots en français comme ‘Silence partout, je vais à la plage, voulez vous…’, sans pourtant terminer ses phrases. De quoi enthousiasmer le public féminin. Mais la soirée ne fait que commencer. L’excellent « This is War » relance la machine. Les cordes s’électrisent. Derrière ses fûts, Shannon entretient cette montée d’adrénaline. Il est temps de se réveiller pour un monde nouveau, de vivre intensément, d’entrer dans l’univers de 30 STM. Nouvelle pause, puisque Shannon (NDR : c’est le frère de Jared) se lance dans une session acoustique, au cours de laquelle il interprète « 100 Suns » et « L490 ». Il entame cet exercice de style par le recours à un bol chantant (NDR : ces récipients sont utilisés lors de rites chamaniques, et trouvent leur origine dans les calottes crâniennes utilisées pour appeler les esprits ; et selon la tradition tibétaine, le mouvement rotatif du bâton autour du bol permettrait d’entrer en méditation). Les vibrations alors émises envahissent votre corps. Fabuleux ! Au cours de cette séance, le leader en profite pour s’offrir un moment de relaxation, en se plaçant à l’opposé de la scène, parmi les spectateurs. « A Modern Myth » s’ouvre en douceur, avant de prendre de l’amplitude et même de la puissance ; un parcours en crescendo parfaitement maîtrisé par la voix de Jared. Un délice ! Avant de passer au délire. Engendré par « Closer to the Edge », « The Kill » et « The Fantasy » qui mettent littéralement le feu à la salle ! Les musiciens sont déchaînés. Bondissent sur les planches. Semblent heureux de communiquer avec leur public. Jared monte sur les barrières du front stage. Il veut entrer en osmose avec ses aficionados. Des mains se lèvent et tentent de l’agripper, certaines parviennent à l’effleurer du bout des doigts. Mais le set arrive à sa fin. Une trentaine de spectateurs privilégiés parviendront quand même à rejoindre la troupe sur l’estrade. Pour y chanter à tue tête « Kings and Queens ». Une compo qui va mettre un terme à ce voyage sidéral, au cours duquel on n’est quand même toujours pas parvenu à élucider l’énigme de l’Argus Apocraphex, un casse-tête chinois soulevé par Jared, lors de la sortie du deuxième elpee « A beautiful Lie ».

Pas de rappel. Dommage ! On aurait bien apprécié quelques riffs bien cinglants issus de leur premier opus. Et malgré l’heure trente de spectacle, je n’étais pas rassasiée. Mais bonne nouvelle, 30 Seconds To Mars se produira ce 2 juillet, dans le cadre du festival de Werchter…

Organisation Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement