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De la mythologie nordique comme remčde au burn-out

Écrit par Lo - mercredi, 14 janvier 2015
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Amon Amarth
Splendid
Lille
15-01-2015

Certains jeudis, une furieuse envie vous monte de découper à la hache votre bureau ou votre outil de travail quel qu’il soit. C’était un peu mon cas en fin de journée. Deux solutions étaient envisageables : laisser libre cours à mes pulsions ou prendre la route pour participer à la grande soirée du Splendid, à Lille. Comme je n’avais pas de hache mais des billets pour cette affiche, j’ai opté pour la seconde solution. Le Splendid à Lille ? Un ancien théâtre où Jugnot et ses acolytes ont usé les zygomatiques des ch’tis ? Que nenni, plutôt un ancien cinéma de quartier transformé en salle de spectacle.

Et ce jeudi, c’est Amon Amarth qui mène la danse. Rien de tel qu’une fête Viking pour déterrer une hache ! L’entrée du bâtiment désuet me rappelle que je suis en France. Et ici, Monsieur, on fait la file pour tout ! La file pour entrer, la file pour boire un coup, la file pour l’urinoir, c’est le pays des files ! Coup de théâtre à l’entrée de l’auditorium : l’intérieur n’a rien à voir avec le bâtiment style piscine municipale ! On est dans un cadre cinéma à l’ancienne, parquet en plan incliné, couleurs chaudes, grands drapés en décor. Reste à voir si l’acoustique suivra.

C’est pas Huntress qui va nous le démontrer, il a oublié de se déplacer… On ne profitera pas de la plastique parfaite de Jill Janus, faudra se contenter des vidéos.

Savage Messiah est quant à lui bien sorti des brumes londoniennes pour traverser la Manche. Clash acoustique sur les trois premiers morceaux, et puis mon oreille s’habitue pour me faire découvrir que c’est pas l’acoustique qui est pourrie… Savage Messiah nous mixe du Power, du Speed, du Mélo, du Trash et d’autres  influences indéfinissables parfois sur trois minutes du même morceau. Les riffs semblent parfois juste là parce qu’un des guitaristes sait les jouer. C’est identique pour la voix ; elle ne colle pas toujours à la musique. Savage Messiah nous sert donc une bonne soupelette histoire de récupérer quelques degrés perdus dans la file de l’entrée ! Un ou deux passages dans l’ensemble des morceaux sont à retenir malgré le manque de charisme et de puissance.

Le temps d’une installation rapide, et on passe au clou du spectacle. Je ne suis pas un grand connaisseur d’Amon Amarth. A l’exception du petit dernier, je n’ai rien écouté. Le Viking Métal, c’est une chance sur deux. Ou c’est bien fait ou ça tourne rapidement à la parodie. Mais un groupe qui est allé chercher son nom de scène dans les dialectes imaginés par Tolkien, au même titre que Burzum ou Gorgoroth, ne peut pas être que parodique ! Me voici donc face à la ‘Montagne du Destin’, Amon Amarth en Sirdarin, volcan scénique au bord de l’éruption ! Ambiance feutrée et lyrique, lumière bleutée diaphane pour couvrir le drapeau représentant Thor combattant le traître Loki, œuvre de couverture de « Deceiver of the Gods », dernier album en date. Tout sourire, Johan Hegg attaque « Father of The Wolf », et le ton est donné ! C’est sobre, propre, bien chanté, acoustique et rendu impeccable ! On a affaire à une grosse machine. « Deceivers of The Gods » suit. Un peu de promo est toujours bonne à prendre ! Pas de chichis, on est dans le vif du sujet tout au long des 17 titres que les cinq Suédois jouent avec une joie et une énergie communicative, parcourant les neuf albums de leur discographie. Le public ne s’y trompe pas et leur rend la pareille. Les hymnes sont scandés par tous, rassurés par Johan qui leur affirme qu’on s’en fout des paroles : c’est du métal bordel ! Je ne vois pas grand monde dans cette foule de cheveux et de barbes headbangés (un vrai défilé Jean-Louis David) ne pas participer à la lutte épique menée dans le Royaume d’Asgaard. Johann Hegg se prend au jeu et ne cesse de remercier les 900 spectateurs de son show, dents blanches éclatantes, headbanging façon Roi Lion (c’est ce qui arrive quand la barbe est aussi longue que les cheveux), et de faire part de sa satisfaction de jouer devant un tel public. Histoire de rassembler les derniers dubitatifs, il lève sa corne en portant un toast ‘Je suis Charlie, in our world, the devils never win’. Si Odin s’en mêle… Les deux heures de show on vécu une véritable communion mythologique. J’en sors ravi (en faisant la file). Du coup j’ai oublié de me dégoter une hache, et demain j’irai bosser en imaginant pouvoir mériter un jour le Valhalla !

Setlist

“Father of the Wolf”
“Deceivers of the Gods”
“Live for the Kill”
“Asato”
“Bleed for the Ancient Gods”
“For Victory or Death”
“As Loke Falls”
“Free will Sacrifice”
“Death in Fire”
“The last Stand of Frej”
“Guardians of Asgaard”
“Shape Shifter”
“Cry of The Black Birds”
“War of The Gods”
“Victorious March”

Rappel:

“Twilight of The Thunder God”
“The Pursuit of The Vikings”





 

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