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Ni en douceur et encore moins en profondeur…

Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 06 octobre 2015
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Arno
Maison de la Culture
Tournai
07-10-2015

Arno est en tournée jusque l’an prochain. Il était ainsi programmé à la Maison de la Culture de Tournai, ce mercredi 9 octobre 2015. Il s’était déjà produit au même endroit, en janvier 2013. Et il est revenu. Tout comme le public ‘scaldéen’. La salle est d’ailleurs pratiquement comble. Son dernier album solo remonte à 2012 (« Future vintage »). Heureusement, qu’en ‘live’, il a quand même le bon goût de varier son répertoire. Faut dire que sa discographie est conséquente. Le temps que les spectateurs trouvent leur place assise numérotée et le concert d’Arno peut commencer. Il est alors 20h15.

Avant que le set ne débute, les haut-parleurs crachent une intro baptisée « Ostend dub ». Les musicos montent alors sur le podium. Un guitariste, un drummer ainsi que ses fidèles bassiste et claviériste. Sans oublier Meneer Hintjens. Et l’ouverture (« We want more ») est offensive, malgré les accords de gratte ‘floydiens’. Hormis le théâtral « Laisse-moi danser », la première partie du spectacle est d’ailleurs assez agressive, percutante, funkysante même. Les Tournaisens ne s’y attendaient certainement pas. Avant d’aborder « Vive ma liberté », 3 cuivres (trompette, trompette à coulisses et saxophone) ainsi que deux choristes rejoignent le quatuor. Les premiers s’installent à l’arrière-plan, sur la gauche, et les secondes, également en retrait, mais à droite. Ils campent sur de petites estrades. Et la compo prend une coloration ska. Plusieurs titres vont d’ailleurs adopter ce tempo au cours de la soirée ; et finalement sous cette nouvelle mouture, ils prennent une autre dimension. Arno sort bien sûr quelques vannes, nous raconte l’une ou l’autre histoire tendre. Comme celle de sa grand-mère et de ses tantes, avant d’interpréter un « Lola » aux cuivres sépulcraux et aux sonorités de claviers balkaniques. Il fustige également, sans pourtant les nommer explicitement, certains politiciens issus du Nord du pays (‘comme dans les années trente, mais ils n’ont pas de moustache’). Il présente également sa cover de Pete Seeger, reprise au cours de la second guerre mondiale par Marlène Dietrich (NDR : il doit s’agir de « Sag mir, wo die Blumen sind »), un morceau dont la fin hymnique est enrichie de chœurs gospel (NDR : les choristes ont de remarquables voix !) Un bémol quand même ! Dommage que le claviériste ne passe pas à l’accordéon pour certaines valses ou se contente de reproduire les sonorités slaves de cordes, à l’aide de ses synthés.

Parfois Arno s’assied, même pour certaines compositions qui ont la pêche. A l’instar du funky « L’amor », moment au cours duquel la scène est baignée par un light show de couleur rouge. Le meilleur moment du concert est certainement atteint par « Meet the freaks ». Pas de claviers cependant pour ce blues décapant au cours duquel le gratteur a opté pour une cigar box. Il y fait glisser son bottleneck sur les cordes. Et puis « Whoop that thing », titre qui monte progressivement en intensité avant d’atteindre sa pleine puissance ; et pendant lequel les deux filles (NDR : une Anglaise et une Américaine, dixit Arno) dansent comme des figurines égyptiennes. Soutenu par son pianiste, Arno nous réserve son incontournable « Dans les yeux de ma mère ». Et en fin de parcours n’oublie pas ses deux célèbres reprises de TC Matic, « Oh la la la » et « Putain Putain » (NDR : une version au sein de laquelle il intègre des bribes du « Wild thing » des Troggs ; alors que les cuivres y glissent l’ancien hymne de l’Eurovision), dont le public reprend en chœur ‘Nous sommes tous des européens’. Grosse acclamation ! Une partie de l’auditoire commence à se lever et frappe dans les mains en cadence. Alors quand Arno attaque l’adaptation du tube d’Adamo, « Les filles du bord de mer », le public s’enflamme. Ni en douceur et encore moins en profondeur. Plutôt parce qu’il est conquis. Arno lui demande d’agiter les mains et balayé par les faisceaux lumineux, le spectacle est impressionnant. A ce moment, il en profite pour faire de l’ombre aux psychiatres et autres psychologues…

Le groupe vient à peine de quitter le podium, qu’il y revient pour un rappel. Cependant, il accordera uniquement le classique « Bathroom singer », au cours duquel Arno se sert de cymbales tout en fredonnant ses ‘dingelingeling’. Arno et sa troupe ne reviendront plus. Deux heures de show, quand même. Et manifestement, l’artiste était en petite forme. Sur les planches, il buvait même de l’eau. C’est dire…

(Organisation : Maison de la Culture de Tournai)





 

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