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Texas
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Dance avec Furu…

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 17 décembre 2014
Image
Arsenal
Ancienne Belgique
Bruxelles
18-12-2014

C'est la toute première fois que votre serviteur assiste à un spectacle de ce type. Un film projeté lors d’un concert. Et cet événement se déroule à l'Ancienne Belgique. Pour la circonstance, elle a été transformée en salle de cinéma. En mode 'théâtre assis' de luxe, pour être plus précis. Et la date est sold out depuis longtemps. Une petite tartiflette et zou, on se place dans la file. Ouverture des portes à 19h30 et direction le troisième rang. La séance débute à 20h30 précises. Le film s'intitule : « Dance ! Dance ! Dance ! ».

Arsenal a déjà monté ce type de projet. D’abord lors de la sortie de l’elpee « Outsides ». Pour un documentaire paru en Dvd. Ensuite pour celle de « Lotuk ». Quant à « Paper Trails », série destinée à la chaîne de TV Canvas, indépendante de l'album « Lokemo », elle permettait à Hendrik de partir à la recherche des racines de ses romans préférés (« La ballade de l'impossible de Murakami »), au pays du Soleil levant. Hendrik, John et Mario Goossens (batteur de Triggerfinger) ont également collaboré à la réalisation d’une B.O., consacrée à une autre série, « De Poolreizigers », en 2007. Tourner un film est onéreux. Bien davantage qu’un documentaire. 13 personnes ont participé à la réalisation de « Dance ! Dance ! Dance ! ».

Le scénario est basé sur l'histoire de Natsuko, une jolie jeune femme, confrontée à une loi de 1948, tombée dans l'oubli, qui interdit de danser à Tokyo. Pendant sa quête, elle croise la route d'un DJ japonais, Furu, qui joue les derniers disques de sa carrière.

Le tournage du film s'est déroulé à Iwate, un petit village côtier au nord du Japon, et à Sendai, près de Fukushima. L'équipe a vécu un tsunami, entraînant des vagues de 10 mètres de haut, sur le premier lieu. Mais aussi un mini tremblement de terre, sur le second. Ces péripéties sont également relatées à travers les images…

Dj Furu habite au 26ème étage d'un immeuble de Tokyo. Et chaque soir, il revoit se noyer, devant sa fenêtre, la fille laissée à la campagne, morte à cause du tsunami. Elle flotte comme une sorte de créature marine et disparaît au lever du soleil. Durant toute la projection, cet ange blanc va nous poursuivre. Le mot japonais 'Furu' signifie 'tomber', mais aussi 'rejeter' et 'larguer'. Furu est hanté par les démons du passé et pousse le spectateur à se remettre en question. Au fait, chacun pourra interpréter le film à sa manière pendant les 70 minutes de projection/concert.

Les musiciens d’Arsenal sont fascinés par l’image depuis bien longtemps. Mais si ce film a été tourné au Japon, le concept est destiné de permettre au public d’entrer et de sortir du film sur la musique ; ainsi l’a conçu Hendrik Willemyns, bien avant le montage de « Dance! Dance! Dance! »

La réalité est telle qu'aujourd'hui le geste est joint à la parole. Après la première au Festival du Film de Gand (le 22/10/2014), Arsenal part en tournée pur présenter sa création hybride entre film et concert. Il ne faut surtout pas oublier qu' Hendrik a suivi une formation de monteur et d'ingénieur du son à l'école bruxelloise RITS. Le son est important pour Arsenal mais l'image également. Arsenal ne fouille pas dans le passé, il est perpétuellement tourné vers l'avenir. Chaque album est conceptuel et baigne dans une ambiance spécifique. Et world le plus souvent. En puisant notamment dans la culture brésilienne, indienne et japonaise en ce qui concerne « Furu ». Un concert du band est une grande fête à la musique au cours de laquelle il participe.

L’intro est mystérieuse. Il s’agit de « Temul (Lie Low) ». Le trio est placé juste derrière l’écran de projection. A droite, le chanteur/guitariste/bassiste John Rohan. Au centre, Hendrik Willemynsse. Il se consacre aux machines et synthés. A gauche, le gratteur Bruno Fevery. Ils sont coiffés d'une tête de dragon japonais. En arrière-plan, une toile représente les tours de la ville de Tokyo (un décor déjà utilisé lors des précédents spectacles). Pas de Lydmor, Léonie ni de Mirko, Arsenal est réduit à un trio. La projection du film peut commencer. Les dialogues sont en nippon et les sous-titres en anglais et néerlandais. Derrière l'écran, c'est du live, pas des bandes enregistrées. Des spots accentuent les ombres des performers derrière l'écran, sur lequel l’ange blanc (la jeune fille japonaise) tourne au centre.

Retour au film. Parfois déroutant, il baigne au sein d’une ambiance énigmatique. La séance est émaillée de compos issues des différents albums du groupe, mais également nouvelles. Résolument électro/dance (comme dans le titre), elles invitent le spectateur/mélomane à la réflexion, même quand le spectacle tourne à la dérision. Si on coupait le son pour uniquement laisser les images défiler, on n’entendrait pas une mouche voler. Le public reste bouche bée devant un tel chef-d'oeuvre. Et lorsque l’écran se relève, à la fin de la projection, il applaudit à tout rompre les trois prodiges… 

(Organisation : AB)

 





 

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